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Faire vieillir vos cigares.

Humidor Cohiba, réplique de l'Hotel Nacional à La Havane, Cuba.

Humidor Cohiba, réplique de l’Hotel Nacional à La Havane, Cuba.

Comme les vins, tous les cigares ne sont vieilliront pas tous bien et ne sont pas tous destinés à devenir de ‘’Grands Crus’’. Certains en deviendront et auront au fil des ans affinés leurs parfums et auront gagné en noblesse, sagesse et en rondeur alors qu’ils se seront débarrassé de leurs défauts de jeunesse c’est à dire leur acidité et leur âcreté pour devenir doux et soyeux en bouche. Par contre, et même s’ils ne deviennent pas tous de ‘’Grands Crus’’, l’idée de les faire vieillir quelques mois avant de les allumer est toujours de mise et vous serez, dans la grande majorité des cas, toujours récompensé pour votre patience. Au pire, vous en serez au même état qu’à l’achat. Il est préférable de passer chez son tabagiste avec cette idée en tête même si tous les cigares vendus en boutique peuvent, à priori, être consommés sur le champ.

Une fois un certain inventaire cumulé et un roulement de consommation établi, pourquoi ne pas placer quelques boîtes de côté et les oublier? Lesquelles? Règle générale, plus un cigare sera de qualité et plus son potentiel de vieillissement sera au rendez-vous. N’hésitez pas à placer des aide-mémoire (dates d’achat à défaut de dates de fabrication sur les emballages) sur vos boîtes, fagots et compartiments. De cette façon, vous pourrez mieux gérer le vieillissement de vos inventaires. Toujours comme le bon vin, et comme celui-ci l’exige de temps à autres, il faut y goûter. Y goûter afin de savoir si une boîte a atteint son maximum de maturation ou si elle peut vieillir encore un peu. Mais comment savoir? Très subjectif! Il en reviendra à vous et seulement vous d’en décider car c’est à vous qu’appartient ce palais qui sera caressé par ces voluptueuses volutes. Et encore une fois, ce sera votre expérience qui entrera en ligne de compte lorsque viendra le moment de déterminer si un cigare est arrivé à pleine maturité ou non. Dans plusieurs cas, la règle demeure simple, l’onctuosité sera proportionnelle au nombre d’années d’entreposage. Mais dans d’autres on sentira les saveurs se stabiliser. Dans ce cas, n’attendez plus et fumez-les! C’est à ce moment que vous en retirerez le maximum. Après, les risques de voir leurs arômes et saveurs diminuer augmentera et il ne servira plus à rien de les laisser en cave. Prendre des notes lors de vos dégustations vous permettra de bien suivre, en comparant les séances, l’évolution du niveau de maturité du contenu de vos boîtes.

À l’achat d’une boîte de préférence de vingt unités ou plus si vous la destinez au vieillissement, ouvrez- la, inspectez-la, humez-la et fumez en un. Prenez quelques notes et entreposez-la. Répéter l’expérience aux six mois les trois premières années afin de bien les connaître et apprécier leur évolution. Après trois ans, le murissement "accéléré" se sera estompé et vous pourrez laisser filer vos vitoles en les inspectant et en en fumant un ou deux chaque années ou jusqu’à ce que vous décidiez que le moment tant attendu est arrivé. De cette façon, un cigare conservé dans les meilleures conditions pourra vieillir durant cinq, dix et même vingt ans. Après trois ans de vieillissement d’un cigare de bonne qualité l’on peut d’ores et déjà constater des différences très appréciables au niveau des saveurs et des arômes. Ils se seront de beaucoup adoucis. Y a-t-il un maximum au vieillissement possible? Personne ne le sait encore vraiment mais certains présument qu’après vingt-cinq ou trente ans, un cigare se sera finalement et définitivement stabilisé. Certains autres se sont extasiés devant des cigares vieux de cinquante ans. Qui sait?

Bonne Dégustation!

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Changement de saison (Printemps)

Plant de tabac au bord de la floraison, Cuba 2013

Plant de tabac au bord de la floraison, Cuba 2013

Voilà, le printemps est à nos portes et afin de bien se préparer à une nouvelle saison de dédustation, voici quelques conseils afin d’éviter les écueils qui pourraient surprendre vos humidors lors du "dégel" printanier. Comme on le sait tous, et pour plusieurs d’entre nous qui résidons au nord du 40ième parallèle, l’hiver est un moment de privation et d’hibernation pour ceux et celles qui ne possèdent pas de fumoir ou d’espaces pour fumer à l’intérieur. On fume moins. On fume moins mais en se disant toutefois que le sacrifice en valait la chandelle car dès l’arrivée de la saison fraîche, toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin que nos cigares puissent gagner lentement et sagement en maturité et qu’ils soient prêts à éclore et libérer pleinement leur parfums et arômes à l’arrivée des chauds rayons du soleil.

 

Il serait donc important dans un premier temps, de surveiller les montées de température ambiantes  de votre résidence car elles auront un effet sur la période de temps écoulée entre les remplissages des systèmes d’humidification de vos humidors. De plus, l’arrêt de votre système de chauffage, spécialement ceux fonctionnant au moyen de plinthes électriques qui assèchent beaucoup l’air ambiant, pourraient dans leur cas affecter le niveau d’humidité ambiant en le faisant augmenter. Ces fluctuations imposent donc un resserement des visites aux thermostats et hygromètres de ces derniers afin de surveiller ces deux niveaux de température et d’humidité relative. Les conditions optimum de conservation des cigares étant un endroit où les niveaux de température et d’humidité relative sont les plus constants possible. Une température de la salle d’entreposage de vos humidors oscillant autour de 20 degrés celcius est idéale tandis qu’un niveau d’humidité relative se situant entre 65% à 75 % à l’intérieur de vos humidors est des plus souhaitable. Pour ma part, 68% est idéal, les cigares se gorgeant de moins d’humidité, ils sont généralement plus faciles au tirage.   

Il est maintenant temps de les "réveiller". Pour ce faire et en procédant un humidor à la fois, je vous suggère d’en retirer tous les cigares afin de procéder à une bonne rotation de ceux-ci. Cette rotation permettra d’exposer un autre "coté" de vos vitoles à l’air. Ce qui aura pour effet d’éviter à vos cigares d’éventuellement brûler en biseau. Et pourquoi ne pas nettoyer l’humidor lui-même en y passant un bon coup d’aspirateur, question d’éliminer toute possibilité de parasites et ou de saletés? Ne reste plus finalement qu’à réinstaller dans leur antre les précieux objets et remplir leur système d’humidification des liquides appropriés, que ce soit de l’eau déminéralisée ou du Propylène Glycol. Et nous voilà repartis pour une nouvelle saison de découvertes de goûts et d’arômes suaves.

Bon été et Bonne dégustation!

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Publié par le 15 avril 2013 dans Conseil de la semaine

 

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Dégazer son cigare

Oasis dans le quartier Vieille Havane

Oasis dans le quartier Vieille Havane

Il nous arrive tous parfois lors d’une dégustation avoir l’impression que son cigare, à mesure qu’il brûle se bouche. Qu’il semble de plus en plus difficile à tirer, que la fumée s’amoindrit en bouche, et ce, vers le début et milieu du troisième tiers. Le cigare se réchauffe et devient de plus en plus âcre au goût et ramollit. La raison de ce phénoméne est que s’accumulent à forte concentration gaz, goudron et autres produits de combustion. Un petit truc afin de remédier à ce problème et redonner vie à sa vitole, bien rallumer son module et une fois fait, attendre deux ou trois seconde, reprendre son cigare en bouche et doucement souffler dedans durant deux à trois secondes. De cette façon, vous expulserez ces gaz et goudrons qui brûleront en traversant la braise. Une belle façon de prolonger son plaisir de quelques minutes. Éviter de répéter l’opération plus de deux fois rendu à ce stade du cigare car le CO2 et l’humidité contenus dans la respiration feront aussi ramollir votre vitole.

Bonne dégustation!

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Publié par le 15 avril 2013 dans Conseil de la semaine

 

Where to buy and not buy your cigars in Havana, Cuba

Animated tourist area in Havana

Animated tourist area in Havana

On my latest trip in Havana Cuba this Febuary, attending the XV Habano Festival where I had a great time, I decided to pay visit to a certain number of places where they sell cigars and try to evaluate what the cigar market is in this beautiful city and share some comments with you. I know that for some of you this will sound redundant but I’ll repeat it again. In Havana or anywhere else in Cuba, don’t buy cigars from street vendors, the very most of them being counterfeit or fake. They might look well rolled with a nice shiny cape adorned with an embossed ring that looks exactly like an original Cohiba for instance, but these guys are getting very refined in plagiarism and they’ll sell you badly rolled sticks made with bad quality tobaccos. And something I found funny is that mostly all street vendors all sell Cohibas, no Montecristos, no Partagas, nor Punch, "only the best Cohibas for you my friend"… Naaaa!

Casa del Habano in the historic Partagas real Fabrica de tabaco.

Casa del Habano in the historic Partagas real Fabrica de tabaco.

Now, besides these street re-sellers, there’s another "business" that’s flourishing right now in the city. The selling of whole boxes of authentic cigars. Bargain? Not so sure about that! Let’s have a closer look at  this.   From what I experienced, the business seems to be very well organized and very well supplied. Somebody, well dressed, will be standing by the door of a Casa del Habano for instance and offer you cigars very calmly. If you agree, you will then be taken to a residential house located one or two blocks away, will invite you in and once inside he will show you on the kitchen table, boxes full of Montecristos, Cohibas, Partagas, Ramon Alones, Romeo y Julieta etc. All real wood boxes with everything from the original silky Habanos S.A. certification papers, ribbons, labels etc. The only thing missing is the Habanos S.A. seal that’s sticked on the outside upper right side of the box and the dates underneath the boxes. These steps being usually done by Habanos S.A. These guys, and for 10CUC more will stick a real green government stamp on the box in case you want to take your purchase through the border. I examined those very carefully and I can pretend with hardly no doubt at all that these stamps are authentic. Alignement in boxes and the color order of the cigars in the boxes were perfect as well. As for the prices, let’s say they sell those boxes for one third of the cuban regular price. They offered me a box of Cohiba Siglo IV Linea 1492 for 125 CUC while at a Casa del Habano, I saw it sold for 321CUC. My opinion regarding all this system is that that the cigar companies, instead of selling anonymously and at cheap prices and by the unit or bulk with no bands their number two’s or the ones that didn’t pass the quality test controls, they prefer to sell them packed in standard boxes with all the regular accoutrements in order to sell them at a higher price thinking that selling those for one third of the price, cigar smokers, will do with it and accept that some of the cigars they just bought might have problem issues like tight draw or uneven burn for example. Don’t know about the final quality of these cigars since I didn’t buy any though. If somebody who experienced this type of purchase would like to give it’s impression on the quality of those products, feel free to comment.

Casa del Habano Hotel Melia Cohiba Havana

Casa del Habano Hotel Melia Cohiba Havana, Cuba

As for where to buy your cigars in Havana, Cuba, may I strongly suggest to always buy them at the official Cuban stores for cigars, the Casa del Habano shops. They are all over Cuba and everywhere in the world and sell exclusively Cuban cigars. In Cuba, they are all equipped, except maybe for a few older and or smaller ones, with walk-in humidors, a bar with Expresso coffee machines and smoking lounges.The choice is very up to the minute. Every new vitola gets to the Casa del Habano first upon release. Nobody besides Habanos S.A. is allowed to sell cigars to these stores so you can be sure about the authenticity of the product. They carry all the main brands and formats plus every Cuban Edicion Limitada of the current year and earlier one as well. They do have their exclusive Casa del Habano lines of cigars that they order according to their taste preferences from different producers along the year.

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano Photo taken at the H.Upmann factory, Havana Cuba.

Cigar prices are the same in all Casa del Habano of the country. Casa del Habano stores are also well equipped with smoking accessories and humidors but the prices for these items are not the same everywhere. I noticed price differences up to 20% between shops for the same item, so be careful!  They also sell rhum, coffe, chocolate and other items that go well with cigars. The personnel is very knowledgeable and polite. They can guide you in your purchases and their expertise is solid. You will also be able to find some rareties and older boxes as well if you dig a little. So don’t be shy to have a look under the boxes to see the dates these sticks were made and look down the pile to find this gem you are looking for.

Tienda de Tabaco Mercaderes st. Vieja Habana

Tienda de Tabaco Mercaderes st. Vieja Habana

There are other cicar stores Havana. Many of them are ancient Casa del Habano stores that were sold along the way by Habanos S.A. to individuals for different reasons.You will find in these "Casa de Tabaco" or "Tienda del Habano" as the cubans call them, a smaller inventory of choice and products but chances are you will run into more rareties and older stuff. If you happen to develop a good relation with the owner or some of their employees, I bet it won’t be long before they open you their secret cave or put aside for you until your next visit a few boxes of surprises. They do sell rhum, coffe, chocolate and other items that go well with cigars too. Although these owners are honnest for most of them, just stay aware and keep an eye open. Carefully inspect everything you want to acquire.

I visited one of those Casa del Tobaco located at the Hotel Comodoro, hotel that I don’t recommend at all for staying at except for visiting this Casa del Tabaco called "La Escogida", and operated by Andre Reyes Gilbert, a very handsome and smiling man. His prices are very good and the service excellent. There used to be a house "Torcedor" named Santo but he unfortunately left at the end of Febuary. Had the chance to meet him and buy a small bunch of his "Coronas" that are just succulent. Let’s hope Andre found somebody to replace him. Definitely worth a visit even though the man is gone.

Avec Sasnto le Torcedor et Andres Reyes Gilbert, Casa de tobaco LA Escogida, Hotel Comodoro

Here with Santo the house "Torcedor" and Andres Reyes Gilbert, Casa de tabaco La Escogida, Hotel Comodoro

Here’s the adress: Casa de tabaco La Escogida, Hotel Comodoro,  Av 3ra y Calle 84, Miramar District

Entrée extérieure de la Casa del Tabaco La Escogida, Hotel Comodoro, La Havane

Front window of la Casa del Tabaco La Escogida, Hotel Comodoro, Havana, Cuba

Other recommended shops but not visited:

Hotel Tryp Habana Libre Calle 23 entre L y M, Vedado +537 834 61 11

Hotel Parque Central, Boutique Cuaba, Calle Neptuno entre Prado y Zulueta, +537 868 18 38

Here’s the list of all the Casa del Habano in Cubahttp://www.lacasadelhabano.com

Cuba Zone: Cuba City: Ciego Avila.
Address: Hotel Meliá Cayo Guillermo
Phone: (53 33) 30 1632
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciego de Avila
Address: Hotel Blau Colonial, Cayo Coco.
Phone: (53 33) 30 1121 . Hotel (53 33) 30 1311
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Cienfuegos
Address: Blvd. Centro Histórico. Avenida No. 54, esq. a 33.
Phone: (53 43) 55 2144
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: 5ta Avenida y Calle 16. Miramar. Playa
Phone: (53 7) 214 4737
Fax: (53 7) 204 7975
Email: lcdh.5tay16@gmail.com
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Melia Habana. Avenida 3ra e/ 76 y 80. Miramar. Playa
Phone: (53 7) 204 5289
Fax:
Email: casahabano_meliahabana@yahoo.es
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Melia Cohiba, 1ra y 3ra, Vedado.
Phone: (53 7) 835 2434 . Hotel: (53 7) 833 3636 Ext. 2797
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Fabrica Partagas / Calle Industria No.520. Habana Vieja
Phone: (53 7) 866 8060 / 862 37 72
Fax:
Email: partagas@tuch.cha.cyt.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Nacional / Calle 21 y O. Vedado
Phone: (53 7) 873 3564 Ext. 176
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Palco / Calle 11 y 146, Cubanacan. Playa
Phone: (53 7) 204 7235
Fax: (53 7) 204 7236
Email: tiendas@hpalco.palco.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Club Habana / 5ta Ave. y 188 a 192. Playa
Phone: (53 7) 204 5700
Fax: (53 7) 204 5705
Email: mons@clubhabana.palco.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hostal Conde Villanueva / Calle Mercaderes Esq Amargura
Phone: (53 7) 862 9293
Fax:
Email: comercial@condevillanueva.co.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Holguin
Address: Hotel Villa Turey Guardalavaca, Zona Residencial, Playa Guardalavaca
Phone: (53 24) 4 3431
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Varadero
Address: Calle 63 y 1ra Avenida, Varadero, Matanzas.
Phone: (53 45) 66 7843
Fax:
Email: habanos.calle63@mtz.caracol.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Varadero Plaza América
Address: Galeria Comercial las Américas. Centro de Convenciones Plaza América. Autopista Oeste Km 6, Varadero, Matanzas.
Phone: (53 45) 66 8181 / 66 8161
Fax:
Email: comercial.jdpto@hoteles.caracol.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: La Habana
Address: Hotel Habana Libre, Calle L e/ 23 y 25, Vedado, Ciudad Habana, Cuba
Phone: (53 7) 834 6111
Fax:
Email: habanoshabanalibre@cchl.caracol.cu
Web:
Address: Pueblo La Estrella, Cayo Santa María, Cayaría Norte Provincia Villa Clara
Phone: (53 42) 35 01 34
Fax:
Email: lch.santamaria@gmail.com
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Varadero
Address: Calle 1era y 39, Varadero, Matanzas.
Phone: (53 45) 61 4719
Fax:
Email: pyz.micuba@mtz.caracol.cu
Web:

Happy Smoke!

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Publié par le 14 avril 2013 dans English

 

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Où acheter ses cigares à la Havane

Casa del Habano Hotel Cohiba Libre La Havane

Casa del Habano Hotel  Melia Cohiba La Havane

Si vous partez bientôt pour Cuba et que vous êtes amateur d’or brun, on vous a certainement prévenu ou entretenu à propos du marché de la contrefaçon du cigare à Cuba et particulièrement à la Havane. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, celui-ci ayant déjà fait l’objet d’un article (Voir: Où ne pas acheter ses cigares à la Havane). Je répéterai tout de même ici qu’il est toujours mieux d’acheter ses cigares dans une boutique Casa del Habano. Ce sont des boutiques appartenant à Habanos S.A., organisme étatique gérant la mise en marché et la vente de tous les cigares cubains dans le monde. Il y a bien évidemment quelques "fuites" sur lesquelles je n’élaborerai pas ici, "fuites" qui alimentent en bonne partie ce commerce illicite. Et des faux, il y en a presque partout, sauf dans les Casa Del Habano et quelques Casa de Tabaco qui se respectent. Les méthodes employées par les faussaires peuvent être très élaborées. C’est pourquoi, même dans des établissements indépendants de la chaîne Casa del Habano qui semblent dignes de confiance, il faut garder l’oeil ouvert. Des Casa del Habano, il y en a un peu partout sur l’ile dont plusieurs à la Havane (La liste complète plus bas). Elles offrent toutes les grandes marques de cigares fabriquées au pays dans la plupart des modules populaires. Toutes n’offrent pas absolument tout ce qui est disponible. Il faut dire qu’il existe plus de trois cent cinquante modules différents produits à Cuba et ce nombre continue d’augmenter chaque année. Il se pourra très bien que si vous cherchez un module particulier et ou d’une marque moins connue, incluant la recherche plus pointue de millésimes particuliers, que vous ayez à visiter plus d’une Casa del Habano. Par contre vous y trouverez toutes les Édicion Limitada de l’année en cours et très souvent d’années antérieures. Les Casa del Habano sont les premières boutiques alimentées par Habanos S.A. lors de la sortie d’un nouveau produit et celles-ci ne vendent que des cigares cubains soit dit en passant. Vous y trouverez aussi des cigares produits exclusivement pour les Casa del Habano. Ils sont roulés avec des tabacs spécialement sélectionnés, vieillis et assemblés selon une recette exclusive (Liga) et sont produits en quantités toujours limitées. Ceux-ci sont facilement identifiables par une bague au logo de la compagnie apposée sur les boîtes et sur chacun des cigares. Un conseil, si une Edicion Limitada ou une production exclusive Casa del Habano vous intéresse, achetez-la tout de suite car elles s’envolent souvent très rapidement. Pour certaines boutiques, et en fouillant un peu, vous pourriez y trouver des boîtes plus agées. Ne vous gênez pas pour retourner les boîtes afin d’en vérifier l’année et le mois de production. Ne vous offusquez pas non plus pour demander l’aide et les conseils du personnel en place. Selon votre intérêt et vos demandes, il se pourrait que ceeu-ci vous ouvrent la porte de leur armoire secrète, leur caverne d’Ali Baba. Certaines Casa del Habano de la ville comme ailleurs offrent par moment les services de ‘Torcedors"(rouleurs et rouleuses) qui s’installlent dans la boutique et roulent devant vous. C’est le moment de sortir des sentiers battus car ces artisans de la feuille choisissent le plus souvent eux-mêmes leurs tabacs et élaborent leur propre recette (Liga). L’occasion en or de faire des découvertes dégustastives, de fumer d’excellents cigares et de se procurer des "exclusivités" qui feront saliver vos comparses à votre retour et que vous aurez payées autour de cinq CUC chaque. Si les prix des cigares sont les mêmes partout dans les Casa del Habano du pays, il n’en va pas de même pour les article de fumeurs et autres articles connexes comme le café, le rhum, liqueurs alcoolisées etc. À la Havane, J’ai remarqué des écarts allant jusqu’à 20% pour le même produit vus dans des endroits différents. Dans la capitale, seulement deux Casa del Habano ne possèdent pas de d’humidor "walk-in", celles de la fabrique Partagas et de l’Hotel Conde de Villanueva, trop petites et ouvertes avant la création de ces grands espaces humidifiés où l’on entre de plein pied pour y faire ses choix. Ces endroits possèdent tout de même des armoires vitrées et humidifiées destinées à l’entreposage des cigares. Par contre, toutes possèdent un fumoir équippé d’un bar et d’une machine à café Expresso. Certaines offrent aussi des services de restauration.

Entrée de la petite Casa del Habano, Hotel Conde de Villanueva, La Havane

Entrée de la petite Casa del Habano, Hotel Conde de Villanueva, La Havane

Voici donc une petite nomenclature des Casa del Habano visitées à la Havane durant mon séjour à Cuba dans le cadre du XV Festival Habano accompagnée de quelques particularités inhérentes à chacunes de celles-ci et que j’aimerais bien partager avec vous.

Casa del Habano, Hotel Nacional. Calle 0 y 21, Vedado, +537 873 35 64

SItuée au sous-sol de l’Hotel Nacional, elle offre un choix intéressant, quelques raretés dont des Cuaba Diademas. Le personnel est poli et connaissant. Prix des articles de fumeur moyens à élevés. Petit fumoir, Torcedora présente à l’occasion. Je vous recommande ses cigares, ils sont excellents et très abordables.

Casa del Habano, Miramar, 5ta No 1407 esq16, Miramar +537 204 79 73

La plus grande de la Havane avec un grand choix de vitoles, grand walk-in, grand fumoir avec bar et fumoir privé. Service compétent. Endroit fréquenté par les grands de l’industrie du tabac dont Carlos Robaina. Restaurant adjacent de qualité et abordable. Prix des articles de fumeur moyens. À voir absolument.

Casa del Havano, Melia Cohiba, ave. Paseo entre 1ra y 3ra, Vedado +537 833 36 36 ext 2538

Très bon choix et de très haut de gamme. Grand fumoir avec bar complet et scène accueillant régulièrement des formations musicales.Superbe walk-in, personnel très compétent. Beaucoup d’accessoires mais à prix un peu élevé. Torcedors invités.

Casa del Habano Hotel Palco (Palais des conventions) Calle 146 entre 11 y 13

LIeu ou se tient la foire commerciale du Festival Habano. Très grand choix haut de gamme et trouvailles à faire. Service d’experts. Accessoires chers, chocolat fins, et sélection de rhum de haute qualité.

Casa del Habano Hotel Conde de Villanueva Calle Mercaderes no 202 esq. Amargura, Habana Vieja +537 862 92 93

Petit, sans walk-in mais trouvailles à faire. Personnel des plus compétent mais le service a laissé quelque peu à désirer lorsque nous sommes passés. Peut-être était-ce à cause que tous apprenaient à ce moment la mort de Hugo Chavez. Lieu à visiter pour son coté pitoresque et colonial.

Casa del Habano Fabrica real de Tabaco Partagas, Calle de la industria No 520

Situé dans l’historique fabrique Partagas aujourd’hhui fermée pour rénovations, on y retrouve un choix plus qu’intéressant avec beaucoup de trouvailles à faire. Ne pas hésiter de consulter le personnel des plus qualifié afin d’être bien servi car il n’y a pas de walk-in. Très beau choix d’articles de fumeur et commémoratif de la Maison Partagas mais prix élevés. Petit fumoir.

Autre boutique de tabac intéressante à visiter.

Avec Sasnto le Torcedor et Andres Reyes Gilbert, Casa de tobaco LA Escogida, Hotel Comodoro

Avec Santo le Torcedor et Andres Reyes Gilbert, Casa de tabaco La Escogida, Hotel Comodoro

Casa de tabaco La Escogida, Hotel Comodoro,  Av 3ra y Calle 84, Miramar District

Boutique humidor situé dans l’hotel. Bon choix de vitoles et trouvailles à faire. Service excellent et fort amical de la part de Andres Reyes Gilbert. Malheureusement, Santo, l’expérimenté Torcedor a quitté. Espérons qu’Andres aura trouvé quelqu’un pour le remplacer. Vaut le déplacement Prix très abordables.

Entrée extérieure de la Casa del Tabaco La Escogida, Hotel Comodoro, La Havane

Entrée extérieure de la Casa del Tabaco La Escogida, Hotel Comodoro, La Havane

Autres endroits suggérés mais non visités:

Hotel Tryp Habana Libre Calle 23 entre L y M, Vedado +537 834 61 11

Hotel Parque Central, Boutique Cuaba, Calle Neptuno entre Prado y Zulueta, +537 868 18 38

Voici pour terminer la liste de toutes les Casa del Habano de Cubahttp://www.lacasadelhabano.com

Cuba Zone: Cuba City: Ciego Avila.
Address: Hotel Meliá Cayo Guillermo
Phone: (53 33) 30 1632
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciego de Avila
Address: Hotel Blau Colonial, Cayo Coco.
Phone: (53 33) 30 1121 . Hotel (53 33) 30 1311
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Cienfuegos
Address: Blvd. Centro Histórico. Avenida No. 54, esq. a 33.
Phone: (53 43) 55 2144
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: 5ta Avenida y Calle 16. Miramar. Playa
Phone: (53 7) 214 4737
Fax: (53 7) 204 7975
Email: lcdh.5tay16@gmail.com
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Melia Habana. Avenida 3ra e/ 76 y 80. Miramar. Playa
Phone: (53 7) 204 5289
Fax:
Email: casahabano_meliahabana@yahoo.es
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Melia Cohiba, 1ra y 3ra, Vedado.
Phone: (53 7) 835 2434 . Hotel: (53 7) 833 3636 Ext. 2797
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Fabrica Partagas / Calle Industria No.520. Habana Vieja
Phone: (53 7) 866 8060 / 862 37 72
Fax:
Email: partagas@tuch.cha.cyt.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Nacional / Calle 21 y O. Vedado
Phone: (53 7) 873 3564 Ext. 176
Fax:
Email:
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Hotel Palco / Calle 11 y 146, Cubanacan. Playa
Phone: (53 7) 204 7235
Fax: (53 7) 204 7236
Email: tiendas@hpalco.palco.cu
Web:
Cuba Zone: Cuba City: Ciudad Habana
Address: Club Habana / 5ta Ave. y 188 a 192. Playa
Phone: (53 7) 204 5700
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Où ne pas acheter ses cigares à la Havane

Quartier touristique animé de la Havane

Quartier touristique animé de la Havane

Il faut déambuler cigare à la main dans les quartiers touristiques de la Havane pour se rendre compte du niveau élevé de contrefaçon et prendre le pouls de ce qui semble être un commerce de moins en moins clandestin dans cette ville, soit celui de la vente de cigares en dehors du circuit étatique, mais on y reviendra un peu plus loin dans cet article. À chaque coin de rue, entrée de bar ou restaurant, entrée et sortie d’hotel comme dans les parcs, à tout moment un racolleur s’approchera et vous proposera ses meilleurs "Real Cohiba" et ou autres marques et formats. Certains vous les montreront, d’autres essaieront de vous entrainer à quelques pas de là afin de pouvoir transiger avec vous en toute tranquilité et ce,sans se faire prendre. Ne vous laissez pas tenter, ce sont fort probablement des "FAUX". Des cigares roulés dans de sombres arrières-boutiques avec des tabacs de pauvre qualité et roulés par des "Torcedors" improvisés. Rien de nouveau ici me direz-vous et vous avez bien raison. Mais la situation tend à évoluer et se rafiner.

Aujourd’hui, dans la foulée de la libéralisation commerciale amorcée et mise de l’avant récemment par le gouvernement cubain et qui vise à donner aux peuple l’opportunité d’ouvrir de petits commerces et places d’affaire, il semble s’installer un nouveau "réseau", une nouvelle façon de vendre des cigares sur la rue. C’est ce que j’ai expérimenté lors de mon dernier voyage dans ce pays dans le cadre du XV Festival Habano.

Un après-midi, en me rendant à une Casa del Habano afin d’y préparer pour vous  chers lecteurs et lectrices, un survol des différentes Casa del Habano de la ville, un individu m’approche en m’offant encore une fois ses cigares. Comme à l’habitude, je décline poliment l’invitation et là, il hausse le ton et se met à me crier en anglais à mesure que je m’éloignais de lui que je préfèrais encourager le bandit à Fidel et son gouvernement plutôt que les coopératives de travail, la nouvelle économie et les jeunes!!! Comme le ton devenait vindicatif, je décide alors rapidement de continuer mon chemin sans trop comprendre ce qui venait de m’être lancé mais cette affirmation me fit froncer des sourcis. Coopératives de travail? nouvelle économie? nouvelle génération? Que voulait-il bien dire? Comme j’arrivais à destination, l’histoire s’arrête ici et je procède à ma visite des lieux. Au sortir de l’endroit, un jeune homme dans la trentaine parlant relativement bien l’anglais et portant un Polo Partagas exactement comme ceux que j’avais vu portés par les employés de la fabrique du même nom que j’avais visitée deux jours plutôt, ainsi qu’un autre individu en costard cravate qui était positionné dans le cadre de porte de la Casa del Habano comme un garde de sécurité, aurait-on pu l’y associer, s’approchent de moi et me demandent si je voulais des cigares. BIen sur que non leur répondis-je sur un ton un peu moins compatissant cette fois. C’est alors que l’individu en polo me parle d’une coopérative de commerçants de cigares située juste derrière le commerce d’où je sortais à peine et m’invite à le suivre, ne serait-ce que pour voir. Je me laissai alors tenter et afin de faire la lumière sur toute cette histoire de coop et de nouvelle économie, je décide de suivre l’individu qui en chemin m’explique que depuis lesa nouvelles réformes de l’administration cubaine, des individus ont maintenant le droit de se regrouper afin de constituer et créer ce qu’ils appellent des coop et commerces et que ces entreprises ont maintenant droit d’exister et de transiger.

Siège social d'une nouvelle entreprise cubaine?

Siège social d’une nouvelle entreprise cubaine?

Après avoir fait quelques pas de plus et être, semble-t-il arrivés à destination, nous entrons dans une vieille maison complètement délâbrée et nous retrouvons tout littéralement dans un appartement habité et où sont disposées sur la table de cuisine plusieurs boîtes de cigares: des Montecristo No 3, des Partagas dont je ne me rappelle plus la exactement la série ainsi que des Cohiba Siglo IV Linea 1492 (Étrangement les mêmes boîtes que j’avais vus sur les tablettes de la fabrique H.Upmann deux jours avant et qu’on m’avait proposée à 50 CUC à la sortie de la fabrique).

Quartier animé de la Havane

Fabrique H.Upmann, La Havane 2013.

Après inspection, toutes les boîtes semblaient  tout à fait conformes, authentiques et impeccables. Les cigares étaient très bien disposés dans les boîtes avec des bagues qui elles aussi semblaient des plus authentiques. Aussi, tous les rubans, papiers de soie ainsi que la certification Habanos S.A. en papier elle aussi et que l’on retrouve en ouvrant n’importe quelle boîte de havane y étaient. Toutefois, aucune boîte n’avait de date de fabrication d’inscrite au dessous d’elles ni de timbre du gouvernement d’apposé sur leur dessus. L’auto-collant apposé par Habanos S.A. en haut à droite des boîtes n’y était pas non plus. Plusieurs scénarios peuvent donc être envisagés. Comme les dates de fabrication, timbres de Habanos S.A. ni ceux du gouvernement cubain n’y sont pas, il est donc logique de penser que ces boîtes aient pu être subtilisées directement des fabriques par certains employés peu scrupuleux de celles-ci. Mais compte tenu du nombre de boîtes sur la table et la qualité de celles-ci cette journée là, ce mode de procuration m’apparaît trop aléatoire pour un système de distribution qui semble tout de même assez bien organisé et rodé à ce que j’ai pu constater. Et on ne vous les donne pas ces cigares. On me demandait 125 CUC pour  une boîte de vingt-cinq Cohiba Siglo IV Linea 1492, que j’avais vu en boutique officielle à 321 CUC et qu’on m’avait offert à la fabrique comme relaté plus haut à 50 CUC. Et au cas où vous seriez intéressé à faire passer cette boîte par les douanes de votre pays, sachez que pour 10 CUC de plus, on vous colle le timbre du gouvernement cubain, celui avec l’hologramme et la zone de transparence, exactement lui. Non, ça ne colle pas. Je serais plutôt d’avis que ce sont les compagnies qui, à la sortie des fabriques en collaboration avec ces réseaux de supposées "Coops" ont trouvé le moyen d’écouler leur numéros 2, c’est à dire les cigares de deuxième qualité qui n’ont pas passé les différents tests de qualité. Alors, ou bien la fabrique plutôt que laisser sortir ses numéros 2 à l’unité à des prix dérisoires et en fermant les yeux, sachant très bien aussi que ceux-ci seraient débagués et rendus anonyme et qui, en conséquence leur ferait perdre beaucoup de valeurs, préfère les emballer comme des numéros uns et de là, en tirer un meilleur profit. On vous les offre à 50 CUC à la fabrique lors de votre visite et à la fin de la journée, les boîtes non vendues sont refilées à ces "Coops" qui les revendent à 125 CUC. Ce qui me semble une marge de profit tout à fait acceptable et qui je crois, valide cette théorie au détriment de la première. Ajoutez à ceci les Polos à l’éfigie de compagnies et les timbres du gouvernement…Et de là, il n’y a qu’un pas à faire pour penser que du coté des compagnies, à condition que tout cela s’avère vrai, qu’elles instituent elles-même le système et qu’elles fassent le pari que les acheteurs de ces produits prendront sur eux le fait de fumer des cigares de moindre qualité mais quand même supérieurs à ceux offerts par les petits revendeurs sur la rue mais qui, pour le prix, en vaudront tout de même la peine. Peut-être. Pour ma part, je n’ai pas pris cette chance.

Vue arrière d'une fabrique de cigares à la Havane.

Vue arrière d’une fabrique de cigares à la Havane.

Intéressés? Promenez-vous cigare à la main dans les quartiers touristiques de la Havane et surement qu’en moins de deux, vous entendrez parler de la nouvelle économie cubaine!!!  Mais d’un autre coté, comment blâmer les cubains, compte tenu des conditions dans lesquelles ils vivent. On ne peut que leur souhaiter de s’en sortir de façon digne, avec fierté et honnêteté.

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Retour de Cuba et du XV Habano Festival (1)

Centre-Ville de La Havane

Centre-Ville de La Havane

C’est avec regret que j’ai quitté Cuba, île magique et paradis du fumeur après quinze jours d’un trépident et fructueux voyage dans sa capitale La Havane. Tel que promis avant mon départ, en voici quelques moments forts.

Arrivée le 24 Février tard en soirée à l’Hotel Comodoro un hotel à éviter pour sa désuétude mais qui abrite la "Casa del Tobaco, La Escogida". Opérée par Andre Reyes Gilbert qui parle français soit dit en passant, la casa offre un choix intéressant de vitoles dans une athmosphère détendue. J’y ai fait la connaissance de Santo, un des meilleurs torcedor de Cuba. Avec plus de cinquante ans d’expérience, le gentil personnage roule sur place son propre mélange de tabac qu’il vend en exclusivité à cet endroit. J’y ai d’ailleurs fait mon premier achat, un dizaine de ses Coronas que j’ai entreposé en attendant le printemps et qui les aura vu maturer d’ici ce temps. Heureusement pour lui, malheureusement pour André et La Escogida, Santo s’est vu offrir par une compagnie étrangère une carrière de torcedor embassadeur qui le mènera aux quatre coins du monde. Qui refuserait une telle offre?  Lors d’une seconde visite à la boutique une semaine plus tard, le sympathique personnage n’y était pas. Avait-t-il déjà quitté? Possiblement, car la réserve de "Santo" avait beaucoup baissée dans l’humidor à son nom. Bonne chance à lui et gageons qu’André trouvera un digne remplaçant à notre homme. J’ai de plus déniché en fouillant quelque peu dans les armoires, une boîte de Trinidad Robusto "T" datant de Juillet 2010.

Santo, le Torcedor

Santo, Grand Torcedor de la Casa del Tabaco La Escogida située dans l’hotel Comodoro, La Havane.

Et tant qu’à être mécontents et disons-le, être loin de l’action, aussi bien  faire le grand saut. Alors, Taxi!, Hola senor, Hotel Nacional por favor! Et en quelques minutes le décor avait totalement changé. Cette fois, on y était vraiment. Ah!, La Havane! Érigé en 1930 sur un récif rocheux surplombant le Malecon, cet hotel, classé monument historique par l’Unesco, impose le respect de par sa situation géographique, son point de vue et son architecture. Avec ses 426 chambres, ses immenses jardins ouverts sur la mer, l’hotel de style colonial est la mecque du fumeur de Havane, son paradis. À part dans les couloirs et restaurants on peut y fumer partout. Énormément de célébrités y ont séjourné. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à visiter le "Bar Musée" de l’hotel ou des dizaines, voire des centaines de photos d’importantes figures artistiques et politiques du monde entier y son affichées. On a aussi donné le nom de "Churchill", qui d’autre, à un des autres bars de l’hotel. Ajoutez à ça une Casa de Habano avec fumoir logée au sous-sol du somptueux hotel et tout amateur de vitoles cubaines est comblé. Même à neuf heure du matin, les parfums odorants des vitoles cubaines viennent vous chatouiller les narines, quel bonheur. Ça fait changement des 10 mètres de restriction obligatoires imposés ici aux fumeurs qui désirent fumer près d’un édifice. J’ai tout de suite senti et dans tous les sens du terme que les congressistes présents pour le Habano Festival XV avaient pris possession de l’hotel. Ma compagne et moi avions fait le bon choix. Il y avait longtemps que nous nous étions promis d’y séjourner un jour et cette fois-ci, le Festival Habano XV nous en offrait la plus belle occasion. L’ambiance relaxante des jardins était tout à fait propice à la dégustation. Nous étions enfin dans l’antre du dragon. Surprenant toutefois car, malgré la réputation de l’hotel et la qualité du café cubain, on y sert aucun café alcoolisé tel les Cafés Espagnols ou Béziliens. Pas qu’ils ne connaissent pas, je m’en suis déjà fait servir dans des tout-inclus lors d’autres séjours dans l’ïle. Mais bref, nous en arrivions tout de même à nos fins.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Maintenant que nous sommes installés, direction Habano Festival XV. Dès le lendemain, rendez-vous dans un bâtiment situé tout près du Centre des Congrès ou se tenait le festival pour m’y procurer un laisser-passer pour la foire commerciale et les visites de plantation et de fabriques de cigares. Comme la foire commerciale n’ouvrait que le lendemain, je pris un taxi afin de me rendre à la Casa de Habano située dans le quartier chic du Miramar ou sont installées aujourd’hui la plupart des embassades étrangères à La Havane. De superbes maisons ayant appartenues aux riches et célèbres d’avant la révolution de 1959. À cet endroit, des surprises m’y attendaient. Comme il était aux environs de 13hre et que l’appétit commençait à se faire sentir, j’entrai dans le restaurant adjacent à l’établissement. Déjà à cette heure du jour, un trio de musiciennes jouait pour les convives. La salle à manger pouvant accueillir autour d’une cinquantaine de personnes était ornée de plusieurs éléments aux éfigies des grandes marques de cigares cubains. Je m’enfilai une délicieuse pizza trois fromages et oignons ainsi qu’une cerveza pour le chic prix de 5 CUC et quelques minutes plus tard j’étais en direction du fumoir situé à quelques pas de là, de l’autre coté d’une jolie petite cour intérieure.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Après une visite des lieux et surtout du grand humidor "Walk In" qui s’étend longitudinalement sur trois murs, je me suis atablé au bar du fumoir. Là, un jeune serveur à la tenue impeccable me vante les qualités du rhum Santiago après que je lui eu commandé un café au rum à défaut d’un café espagnol, breuvage qu’il ne connaissait pas lui non plus. Je l’écoutai en pigeant un mot par ci par là, mon espagnol étant quand même limité et allumai un Belicoso Unicos de la maison Robaina que je venoais tout juste de me procurer. Cigare qui, sans le savoir, était l’élément qui allait être à l’origine d’un des grand moment de ces deux semaines. À mi-chemin de la vitole bien corsée et au goût franc des meilleurs cubains, je vis entrer dans le fumoir un individu d’un certain âge, pas très grand, un peu courbé, effet probable du temps passé à la récolte des précieuses feuilles dans ses champs et qui semblait connaître beaucoup de gens dans l’endroit à le voir se déplacer d’une table à l’autre tout en discutant avec les convives.

L'humidor "Walk In" de la Casa de Habano Miramar La Havane

L’humidor "Walk In" de la Casa de Habano Miramar La Havane

Alors qu’il arrivait près de moi, je le saluai d’un signe de tête et il fit de même. Curieux, je me présentai et  lui demandai qui il; était. C’est là qu’il me dit "Je suis Carlos Robaina propriétaire de la ferme qui cultive le tabac que vous fumez présentement". Et vlan, me voilà en train de discuter avec un patriarche de l’industrie cubaine de la culture du tabac. Carlos Robaina est en fait le fils du grand Alejandro Robaina, vénéré fondateur de la marque Robaina et grand connaisseur de tabac et de cigares cubains.

Alejandro Robaina. 20/03/1919 – 17/04/2010

Après quelques moments de discussion passés avec Mr Robaina, je lui ai demandé de me conseiller dans l’achat d’une boîte de ses cigares fabuleux et lui ai demandé après coup de me la signer et s’il pouvait m’honorer d’une photo prise en sa compagnie. Ce qu’il accepta d’emblée. Après plus de cinq minutes passées dans l’humidor avec le maître à examiner, osculter et retourner les boîtes afin d’en connaître les dates de fabrication, j’en ressortais avec cette magnifique boîte de Belicoso Unicos que je tiens dans ma main sur la photo ci-dessous et qui fut prise dans le salon privé de la Casa de Habano par un inconnu que j’allais connaître un peu plus quelques moments plus tard.

En compagnie de Carlos Robaina, fils de Alejandro, fondateur de la maison Robaina

En compagnie de Carlos Robaina, fils de Alejandro, fondateur de la maison Robaina

Je remerciai vivement et bien chaleureusement Mr. Carlos pour sa chaleur, sa courtoisie et sa disponibilité et le laissai poursuivre ses activités. Je me retournai ensuitre vers cet inconnu à qui Mr.Carlos avait demandé de prendre cette photo de nous deux et que ce dernier semblait connaître et le remerciai de l’avoir prise. Comme il parlait anglais, nous entamâmes une conversation et il me présenta à deux autres individus qui se trouvaient là. Il s’agissait d’un Néo-Écossais en vacances et qui semblait plutôt passer par là et un cubain qui parlait très bien anglais.  La discussion s’engagea donc autour du fait qu’il connaissait Carlos depuis une vingtaine d’années et qu’il était devenu très proche de la famille. Au fil de la conversation, il me raconte avec moultes détails qui rendent toutce récit de plus en plus crédible, l’histoire des tiraillements et déboires de la famille Robaina entre le père Alejandro, son fils Carlos et son petit-fils Roje, que j’au pu rencontrer un peu plus tard en journée au même endroit, et les femmes, filles, belles et petites-filles de la famille.

Ma boîte de Belicoso Unicos signée de la main de Carlos Robaina lui-même.

Ma boîte de Belicoso Unicos signée de la main de Carlos Robaina lui-même.

De quoi faire un film ou une série télévisée digne des meilleurs Dallas et Dynasty. Intrigues familiales, affaires internationales, héritages, luttes de pouvoir inter-générationelles bref, tout pour alimenter une grandiose fresque cubaine. Imaginons maintenant le tout filmé dans la toute verte et montagneuse région de Pinar del Rio et nous voilà en route pour un prix au Festival du Cinéma Latino Américain voire à Cannes pour le meilleur film en langue étrangère. Je me suis senti quelque peu privilégié d’avoir eu accès à ces informations.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Plantation de tabac dans la région de Pinar del Rio

Plantation de tabac dans la région de Pinar del Rio

Et puis, tout en m’offant une vitole sans étiquette à la cape foncée et terreuse qu’il sorti de son humidor de voyage, mon interlocuteur m’explique un détail que je ne connaissais pas à propos du fonctionnement de l’industrie du tabac à Cuba; chaque producteur doit vendre sa production à Habanos S.A. la société d’état qui gère la production et la vente des cigares cubains partout dans le monde. Bon, ça on savait. Il m’explique aussi  que chaque producteur peut conserver dix pour cent de sa récolte et en faire usage à sa guise. Encore là, rien de très surprenant. Ce qui l’est beaucoup plus cependant, c’est que dans le cas des Robaina qui possèdent à la fois une plantation et une marque à leur nom, ils n’ont pas le droit d’utiliser les feuilles de capes qu’ils produisent pour rouler leurs cigares. Carlos Robaina qui produit des feuilles de cape de qualité exceptionnelle ne peut les utiliser à la fabrication de ses propres cigares, Habanos S.A. se chargeant d’envoyer sa récolte vers des fabriques de marques supposément plus "prestigieuses" et de "réputation supérieure" et donc conséquemment pour la marque Robaina se faire "passer" des capes de moindre qualité pour ses cigares. Injuste selon moi de la part de l’état qui a vu Alejandro Robaina demeurer à Cuba après la révolution par amour pour son pays, sa famille et sa plantation et qui passa sa vie à travailler en collaboration avec l’état à l’amélioration des modes de culture du tabac et contribuer à forger la réputation dont jouissent aujourd’hui les vitoles cubaines, que de se faire reléguer à un statut de deuxième rang. C’était donc une partie de ce précieux dix pour cent que j’avais entre les doigts et que je fumais et dégustais avec énormément de plaisir que me confirmait et m’avait offert cette relation proche de Carlos Robaina. Un Corona Gorda aux bouffées longues a souhait en bouche et au parfum de café et de noisette à peine grillées. Sublime! Quoi de mieux finalement que de déguster une vitole aussi exclusive pour terminer un après-midi rempli d’autant d’émotions et de témoignages. Et ce, juste avant le "Taxi! Hola Senor, Hotel Nacional por favor!

"Taxi! Hola Senor! Hotel Nacional por favor!!

"Taxi! Hola Senor! Hotel Nacional por favor!!

 Il était 17h et je quittai ce généreux et affable personnage devenu en quelque part et en quelques heures presqu’un ami et que je revis à quelques reprises, notamment à la foire commerciale. Mais quelle journée!!!

La suite de ce trépident voyage dans un courrier ultérieur.

 

 

 

 

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