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Archives de catégorie : Festival Habano XV 02/03-2013

Retour de Cuba et du XV Habano Festival (1)

Quartier touristique animé de la Havane.

Quartier touristique animé de la Havane.

C’est avec regret que j’ai quitté Cuba, île magique et paradis du fumeur après quinze jours d’un trépident et fructueux voyage dans sa capitale La Havane. Tel que promis avant mon départ, en voici quelques moments forts.

Arrivée le 24 Février tard en soirée à l’Hotel Comodoro un hotel à éviter pour sa désuétude mais qui abrite la « Casa del Tobaco, La Escogida ». Opérée par Andre Reyes Gilbert qui parle français soit dit en passant, la casa offre un choix intéressant de vitoles dans une athmosphère détendue. J’y ai fait la connaissance de Santo, un des meilleurs torcedor de Cuba. Avec plus de cinquante ans d’expérience, le gentil personnage roule sur place son propre mélange de tabac qu’il vend en exclusivité à cet endroit. J’y ai d’ailleurs fait mon premier achat, un dizaine de ses Coronas que j’ai entreposé en attendant le printemps et qui les aura vu maturer d’ici ce temps. Heureusement pour lui, malheureusement pour André et La Escogida, Santo s’est vu offrir par une compagnie étrangère une carrière de torcedor embassadeur qui le mènera aux quatre coins du monde. Qui refuserait une telle offre?  Lors d’une seconde visite à la boutique une semaine plus tard, le sympathique personnage n’y était pas. Avait-t-il déjà quitté? Possiblement, car la réserve de « Santo » avait beaucoup baissée dans l’humidor à son nom. Bonne chance à lui et gageons qu’André trouvera un digne remplaçant à notre homme. J’ai de plus déniché en fouillant quelque peu dans les armoires, une boîte de Trinidad Robusto « T » datant de Juillet 2010.

Santo, le Torcedor

Santo, Grand Torcedor de la Casa del Tabaco La Escogida dans l’hotel Comodoro, La Havane

Et tant qu’à être mécontents et disons-le, être loin de l’action, aussi bien  faire le grand saut. Alors, Taxi!, Hola senor, Hotel Nacional por favor! Et en quelques minutes le décor avait totalement changé. Cette fois, on y était vraiment. Ah!, La Havane! Érigé en 1930 sur un récif rocheux surplombant le Malecon, cet hotel, classé monument historique par l’Unesco, impose le respect de par sa situation géographique, son point de vue et son architecture. Avec ses 426 chambres, ses immenses jardins ouverts sur la mer, l’hotel de style colonial est la mecque du fumeur de Havane, son paradis. À part dans les couloirs et restaurants on peut y fumer partout. Énormément de célébrités y ont séjourné. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à visiter le  »Bar Musée » de l’hotel ou des dizaines, voire des centaines de photos d’importantes figures artistiques et politiques du monde entier y son affichées. On a aussi donné le nom de « Churchill », qui d’autre, à un des autres bars de l’hotel. Ajoutez à ça une Casa de Habano avec fumoir logée au sous-sol du somptueux hotel et tout amateur de vitoles cubaines est comblé. Même à neuf heure du matin, les parfums odorants des vitoles cubaines viennent vous chatouiller les narines, quel bonheur. Ça fait changement des 10 mètres de restriction obligatoires imposés ici aux fumeurs qui désirent fumer près d’un édifice. J’ai tout de suite senti et dans tous les sens du terme que les congressistes présents pour le Habano Festival XV avaient pris possession de l’hotel. Ma compagne et moi avions fait le bon choix. Il y avait longtemps que nous nous étions promis d’y séjourner un jour et cette fois-ci, le Festival Habano XV nous en offrait la plus belle occasion. L’ambiance relaxante des jardins était tout à fait propice à la dégustation. Nous étions enfin dans l’antre du dragon. Surprenant toutefois car, malgré la réputation de l’hotel et la qualité du café cubain, on y sert aucun café alcoolisé tel les Cafés Espagnols ou Béziliens. Pas qu’ils ne connaissent pas, je m’en suis déjà fait servir dans des tout-inclus lors d’autres séjours dans l’ïle. Mais bref, nous en arrivions tout de même à nos fins.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Maintenant que nous sommes installés, direction Habano Festival XV. Dès le lendemain, rendez-vous dans un bâtiment situé tout près du Centre des Congrès ou se tenait le festival pour m’y procurer un laisser-passer pour la foire commerciale et les visites de plantation et de fabriques de cigares. Comme la foire commerciale n’ouvrait que le lendemain, je pris un taxi afin de me rendre à la Casa de Habano située dans le quartier chic du Miramar ou sont installées aujourd’hui la plupart des embassades étrangères à La Havane. De superbes maisons ayant appartenues aux riches et célèbres d’avant la révolution de 1959. À cet endroit, des surprises m’y attendaient. Comme il était aux environs de 13hre et que l’appétit commençait à se faire sentir, j’entrai dans le restaurant adjacent à l’établissement. Déjà à cette heure du jour, un trio de musiciennes jouait pour les convives. La salle à manger pouvant accueillir autour d’une cinquantaine de personnes était ornée de plusieurs éléments aux éfigies des grandes marques de cigares cubains. Je m’enfilai une délicieuse pizza trois fromages et oignons ainsi qu’une cerveza pour le chic prix de 5 CUC et quelques minutes plus tard j’étais en direction du fumoir situé à quelques pas de là, de l’autre coté d’une jolie petite cour intérieure.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Après une visite des lieux et surtout du grand humidor  »Walk In » qui s’étend longitudinalement sur trois murs, je me suis atablé au bar du fumoir. Là, un jeune serveur à la tenue impeccable me vante les qualités du rhum Santiago après que je lui eu commandé un café au rum à défaut d’un café espagnol, breuvage qu’il ne connaissait pas lui non plus. Je l’écoutai en pigeant un mot par ci par là, mon espagnol étant quand même limité et allumai un Belicoso Unicos de la maison Robaina que je venoais tout juste de me procurer. Cigare qui, sans le savoir, était l’élément qui allait être à l’origine d’un des grand moment de ces deux semaines. À mi-chemin de la vitole bien corsée et au goût franc des meilleurs cubains, je vis entrer dans le fumoir un individu d’un certain âge, pas très grand, un peu courbé, effet probable du temps passé à la récolte des précieuses feuilles dans ses champs et qui semblait connaître beaucoup de gens dans l’endroit à le voir se déplacer d’une table à l’autre tout en discutant avec les convives.

 

 

 

L'humidor "Walk In" de la Casa de Habano Miramar La Havane

L’humidor « Walk In » de la Casa de Habano Miramar La Havane

Alors qu’il arrivait près de moi, je le saluai d’un signe de tête et il fit de même. Curieux, je me présentai et  lui demandai qui il; était. C’est là qu’il me dit  »Je suis Carlos Robaina propriétaire de la ferme qui cultive le tabac que vous fumez présentement ». Et vlan, me voilà en train de discuter avec un patriarche de l’industrie cubaine de la culture du tabac. Carlos Robaina est en fait le fils du grand Alejandro Robaina, vénéré fondateur de la marque Robaina et grand connaisseur de tabac et de cigares cubains.

 

 

 

 

 

Alejandro Robaina. 20/03/1919 – 17/04/2010

Après quelques moments de discussion passés avec Mr Robaina, je lui ai demandé de me conseiller dans l’achat d’une boîte de ses cigares fabuleux et lui ai demandé après coup de me la signer et s’il pouvait m’honorer d’une photo prise en sa compagnie. Ce qu’il accepta d’emblée. Après plus de cinq minutes passées dans l’humidor avec le maître à examiner, osculter et retourner les boîtes afin d’en connaître les dates de fabrication, j’en ressortais avec cette magnifique boîte de Belicoso Unicos que je tiens dans ma main sur la photo ci-dessous et qui fut prise dans le salon privé de la Casa de Habano par un inconnu que j’allais connaître un peu plus quelques moments plus tard.

En compagnie de Carlos Robaina, fils de Alejandro, fondateur de la maison Robaina

En compagnie de Carlos Robaina, fils de Alejandro, fondateur de la maison Robaina

Je remerciai vivement et bien chaleureusement Mr. Carlos pour sa chaleur, sa courtoisie et sa disponibilité et le laissai poursuivre ses activités. Je me retournai ensuitre vers cet inconnu à qui Mr.Carlos avait demandé de prendre cette photo de nous deux et que ce dernier semblait connaître et le remerciai de l’avoir prise. Comme il parlait anglais, nous entamâmes une conversation et il me présenta à deux autres individus qui se trouvaient là. Il s’agissait d’un Néo-Écossais en vacances et qui semblait plutôt passer par là et un cubain qui parlait très bien anglais.  La discussion s’engagea donc autour du fait qu’il connaissait Carlos depuis une vingtaine d’années et qu’il était devenu très proche de la famille. Au fil de la conversation, il me raconte avec moultes détails qui rendent toutce récit de plus en plus crédible, l’histoire des tiraillements et déboires de la famille Robaina entre le père Alejandro, son fils Carlos et son petit-fils Roje, que j’au pu rencontrer un peu plus tard en journée au même endroit, et les femmes, filles, belles et petites-filles de la famille.

 

 

Ma boîte de Belicoso Unicos signée de la main de Carlos Robaina lui-même.

Ma boîte de Belicoso Unicos signée de la main de Carlos Robaina lui-même.

De quoi faire un film ou une série télévisée digne des meilleurs Dallas et Dynasty. Intrigues familiales, affaires internationales, héritages, luttes de pouvoir inter-générationelles bref, tout pour alimenter une grandiose fresque cubaine. Imaginons maintenant le tout filmé dans la toute verte et montagneuse région de Pinar del Rio et nous voilà en route pour un prix au Festival du Cinéma Latino Américain voire à Cannes pour le meilleur film en langue étrangère. Je me suis senti quelque peu privilégié d’avoir eu accès à ces informations.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Plantation de tabac dans la région de Pinar del Rio

Plantation de tabac dans la région de Pinar del Rio

Et puis, tout en m’offant une vitole sans étiquette à la cape foncée et terreuse qu’il sorti de son humidor de voyage, mon interlocuteur m’explique un détail que je ne connaissais pas à propos du fonctionnement de l’industrie du tabac à Cuba; chaque producteur doit vendre sa production à Habanos S.A. la société d’état qui gère la production et la vente des cigares cubains partout dans le monde. Bon, ça on savait. Il m’explique aussi  que chaque producteur peut conserver dix pour cent de sa récolte et en faire usage à sa guise. Encore là, rien de très surprenant. Ce qui l’est beaucoup plus cependant, c’est que dans le cas des Robaina qui possèdent à la fois une plantation et une marque à leur nom, ils n’ont pas le droit d’utiliser les feuilles de capes qu’ils produisent pour rouler leurs cigares. Carlos Robaina qui produit des feuilles de cape de qualité exceptionnelle ne peut les utiliser à la fabrication de ses propres cigares, Habanos S.A. se chargeant d’envoyer sa récolte vers des fabriques de marques supposément plus  »prestigieuses » et de  »réputation supérieure » et donc conséquemment pour la marque Robaina se faire « passer » des capes de moindre qualité pour ses cigares. Injuste selon moi de la part de l’état qui a vu Alejandro Robaina demeurer à Cuba après la révolution par amour pour son pays, sa famille et sa plantation et qui passa sa vie à travailler en collaboration avec l’état à l’amélioration des modes de culture du tabac et contribuer à forger la réputation dont jouissent aujourd’hui les vitoles cubaines, que de se faire reléguer à un statut de deuxième rang. C’était donc une partie de ce précieux dix pour cent que j’avais entre les doigts et que je fumais et dégustais avec énormément de plaisir que me confirmait et m’avait offert cette relation proche de Carlos Robaina. Un Corona Gorda aux bouffées longues a souhait en bouche et au parfum de café et de noisette à peine grillées. Sublime! Quoi de mieux finalement que de déguster une vitole aussi exclusive pour terminer un après-midi rempli d’autant d’émotions et de témoignages. Et ce, juste avant le « Taxi! Hola Senor, Hotel Nacional por favor!

"Taxi! Hola Senor! Hotel Nacional por favor!!

« Taxi! Hola Senor! Hotel Nacional por favor!!

 Il était 17h et je quittai ce généreux et affable personnage devenu en quelque part et en quelques heures presqu’un ami et que je revis à quelques reprises, notamment à la foire commerciale. Mais quelle journée!!!

La suite de ce trépident voyage dans un courrier ultérieur.

 

 

 

 

Bonne Dégustation!

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Retour de Cuba et du XV Habano Festival (2)

La Forteresse Morro vue du Malecone Photo:Courtoisie de Habanos S.A.

La Forteresse Morro vue du Malecone
Photo:Courtoisie de Habanos S.A.

C’est au lendemain de la grande ouverture à la Forteresse Morro du XV Festival Habano que je me rendis à la foire commerciale qui se tenait tout au long du festival au Palacio de Convencionnes de La Havane, activité pivot et point de rassemblement de tout l’événement. DIfficile de ne pas s’y retrouver d’ailleurs, car toutes les compétitions (Habano Sommelier, remportée cette année par le cubain Pedro Tejeda du reataurant La Bodeguita del Medio), démonstrations de roulage (Torcedor) et conférences s’y tenaient dans des salles adjacentes. L’endroit tout désigné pour y rencontrer tous les intervenants qui animent toute l’industrie du cigare cubain sur plus de 40,000p.c. et une soixantaine d’exposants. De l’embosseur de boîtes métalliques et fabricant de « Tubos » à l’antiquaire y exposant ses humidors de collection autant que l’artisan proposant ses humidors haut de gamme, il fallait voir sur place et en personne ces pièces magistrales pour en apprécier toute la précision du détail et le soin apporté au rendu final, tous y présentaient leurs plus belles pièces.

En compagnie d'un Humidor artisanal Haut de Gamme, Festival Habano XV, La Havane.

En compagnie d’un Humidor artisanal Haut de Gamme, Festival Habano XV, La Havane.

Du fabricant de boîtes de cèdre espagnol destinées aux fabricants pour l’emballage de nos vitoles préférées en plus du vendeur de collections de timbres(bandes de cigares) et dont je n’ai pu résister à l’achat d’une de celle-ci, tous y étaient! Ajoutez à tout ceci les bonzes de l’industrie cubaine, une multitude de commerçants étrangers, les conférenciers, cuisiniers et habano-somelliers invités et vous obtenez la recette idéale pour un succès monstre. Et pour ajouter au paroxisme du moment… ça fume partout!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Il va sans dire que les rois et maîtres de toute cette fourmilière est sans contredit Habanos S.A., l’organisme gouvernemental chapeautant toute l’industrie du tabac cubain et organisateur de l’événement. Avec le plus imposant de tous les kioskes, celui-ci devient de facto, l’incontournable.

Kioske Habanos S.A. Étalage H.Upman Robusto Edicion Limitada

Kioske Habanos S.A. Étalage H.Upman Robusto Edicion Limitadas 201

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut y admirer à travers ses comptoirs vitrés toutes les Édicion Limitadas 2012: les Montecristo 520, les Partagas Serie C No 3 et les H.Upmann Robusto ainsi que la vitole vedette pour cette quinzième édition du XV Habano Festival, le Partagas Gran Reserva.

Boîte 000 de 5000, Partagas Gran Reserva, Habanos XV.

Boîte 000 de 5000, Partagas Gran Reserva, Habanos XV.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cigare qui sera lancé lors de la dernière soirée de gala officielle du festival et ou seront mis à l’encan au profit du système de santé cubain, plusieurs humidors haut de gamme offerts gracieusement par les compagnies de cigares cubains. À noter que cet encan aura renfloué les coffres du ministère de plus d’un millon deux-cent-mille dollars cette année, un record. Bonne place fut aussi faite sur les étales du kioske Habanos S.A. aux Montecristo Double Edmundo et du Petit No 2 lancés la veille à la Forteresse Morro. Événement auquel j’ai assisté assis bien confortablement dans les jardins de l’Hotel Nacional en regardant tous ces jeux de lumière mettant en vedette le phare de la citadelle et en imaginant les festivalier trinquant et fumant à la santé de l’événement. Ce que je faisais bien sûr moi aussi, mais de plus loin. Étaient aussi présentes, plusieurs compagnies cubaines dont les produits accompagnent si bien nos dégustations comme les grandes compagnies de rhum, de café, de vin et d’accessoires. C’est donc dans un esprit de fête et de convivialité, sans oublier tout le coté « business » de la chose, que les quelques deux mille quelques convives ayant payé jusqu’à $1250.00, pour l’ensemble des activités se sont réunis, échangé, partagé, transigé, mais surtout célébré le cigare cubain et le plaisir de les fumer. À noter qu’étaient présents à l’événement, bon nombre de journalistes, chroniqueurs de magazines spécialisés et blogueurs qui, tout autant que votre humble serviteur se sont réjouis de tant de contenu, d’informations, d’un accueil aussi chaleureux et d’une ambiance d’autant plus plus festive, le tout servi sous les chauds rayons du bienfaisant soleil caribéen.

Suite de ce périple lors d’une prochaine communication: Visite de plantations et fabriques de cigares.

Bonne Dégustation!

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Retour de Cuba et du XV Habano Festival (3)

Dans les jardins de l'Hotel Nacional à quelques moments du départ pour les plantations. Brume et brouillard au programme

Dans les jardins de l’Hotel Nacional à quelques moments du départ pour les plantations. Brume et brouillard au programme.

Quoi de mieux après la frénésie de la foire commerciale que de déguerpir et prendre le large pour disons, »deux jours de terrain ». Une première journée qui nous purifiera les poumons et nous dégagera les esprits quelque peu en nous transportant dans la région de Pinar del Rio pour une visite de plantations et la deuxième qui nous titillera les narines et papilles en nous proposant la visite des fabriques H.Upmann et Partagas

Alors, dès sept heure trente ce matin là, le lobby du Nacional s’anime et s’aglutinent des gens aux vêtements de plus en plus semblables. On aurait dit qu’ils appartenaient au même groupe sans toutefois l’être complètement. Mais un article qu’ils avaient à peu près tous et toutes à la main ou sur la tête allait les trahir, le chapeau de paille fourni par Habanos S.A. à leur arrivée à la Forteresse Morro deux jours avant lors des événements d’ouverture du festival.

 

 

Le "Chapeau"

Le « Chapeau »

Il était difficile de dire si cet article était pour nous être d’une quelconque utilité car la veille, certains prophètes de malheur annonçaient de la pluie. Néanmoins, Frances, la gentille hôtesse qui nous était assignée à titre de guide nous en refila quand même chacun un à moi et ma conjointe qui m’accompagnait en cette journée. Celle-ci avait tout de même débutée sous les nuages et le brouillard, ce qui laissait présager que les mauvais oracles allaient peut-être avoir raison. Mais voilà, le bus arriva et hop, « Hola senor conductor, Pinar del Rio por favor! » et en un rien de temps nous quittions l’hotel et pour quelques instants, ces idées pluvieuses. Et nous voilà en direction de la somptueuse région de Pinar del Rio. Un périple routier de près de deux heures vers l’ouest de l’île qui, à mesure que nous roulions, nous offarit des paysages qui verdissait de plus en plus et où la plaine se vallonnait et se côtoyait elle aussi de plus en plus. Le bas plafond de nuages et de brouillard qui couvrait la cime des montagnes du « Parque Nacional La Guira » que nous longions finit par s’élever et le « jour » se leva enfin aurait-on pu dire. Après un peu plus d’une heure de route, nous faisions escale en bordure de celle-ci dans un établissement touristico-commerciale où sont présents sur à peu près tous les T-shirts, tous les « Che » de ce monde. Mais si l’on s’aventurait à quelques mètres derrière le bâtiment, on découvrait une première plantation de tabac située à peine quelques dizaines de mètres de là. Je m’y déplaçai, ainsi que quelques autres passagers afin d’aller explorer un peu et prendre quelques photos.

À quelques dizaines de mètres de la première plantation visitée

À quelques dizaines de mètres de la première plantation visitée

Le gentil Veguero en plein travail.

Le gentil Veguero en plein travail.

Une dizaine de minutes plus tard, de retour dans le bus après avoir souhaité un « Buenos Dias » très « touristique » au gentil veguero exploitant qui nous avait offert son hospitalité et sa « producion » qui semblait tout de même honnête en terme de qualité.Une heure plus tard et après avoit traversé Pinar del Rio, charmante petite ville soit dit en passant, nous arrivions à San Juan y Martinez où nous attendait Yosvani Concepcion Alonso, exploitant de la ferme nommée en son nom par l’état et qu’il exploite.

Yosvani Concepcion Alonso

Yosvani Concepcion Alonso, veguero. Photo: Habanos S.A.

Avec noblesse et humilité, il nous fit visiter son champs et sa « Casa de tabaco »(entrepot de séchage) et nous expliqua que le tabac qu’il cultivait en était un réservé à l’élaboration de tripes et de sous-capes. Quel plaisir enfin de voir pour vrai ces feuilles toutes vertes et gorgées de soleil, que de se promener entre les rangées de plants, les humer, les regarder de près et les caresser. Et puis, une fois dans la « Casa de tabaco », d’admirer le travail des ouvrières qui comme des couturières enfilent les racines des feuilles afin de les attacher en paires avant de les susppendre à des« Cujes » ou perches de séchage qui seront ensuite suspendues elles-mêmes haut dans la maison. Du travail d’artisan qui se fait en silence ai-je pu noter. Des plus intéressant. L’accueil fut des plus chaleureux, les noix de coco étaient excellentes et l’heure passée des plus agréable. Nous quittâmes la plantation avec Yosvani à bord qui nous accompagna jusqu’à la fabrique locale où il avait fort probablement à faire. Très petite, pitoresque mais aussi très rustique, l’édifice habritait une « Galera » qui ne comptait environ qu’une trentaine de « Torcedors » et « Torcedoras » et qui se situait à l’étage. Ce dernier hébergeait aussi les habituelles salle de vieillissement et de fermentation.

Salle de séchage et enfilement des feuilles pour être attachées en paires aus perches "Cujes"

Salle de séchage chez Yosvani.  Enfilement des feuilles pour être attachées en paires aux « Cujes »(perches) en vue du séchage

Particularité, la salle de tri elle, était situé dans un autre édifice situé de l’autre coté de la rue. On peut présumer un manque d’espace pour expliquer cette situation. Effrectivement, la petitesse des lieux faisait en sorte que ça jouait amicalement du coude dans les passages entre les salles. Étonamment, cette journée on y roulait des Montecristo et ce, sans contôle apparent de la qualité. Je n’ai rien vu à cet effet. Peut-être était-ce à cause de l’exiguïté des lieux et le nombre de visiteurs sur place et que je n’aie pas vu les équipements. Où étaient-ils dans  une autre pièce? Je n’ai pu pousser l’enquête plus loin car le temps ne me le permettait plus, on nous avait déjà signalé la fin de la visite. Comme quatre autobus bondés étaient arrivés en même temps à cette toute petite fabrique située au milieu de nulle part, on aurait pu souhaiter une meilleure planification des déplacements des festivaliers de la part des autorités du festival mais compte tenu de la suite des étapes de la journée, ils n’avaient guère de choix, je crois. Malheureusement pour moi, c’est en arrivant à cet endroit que la batterie de mon apareil photo s’épuisa, ce qui explique l’absence de photos à partir de ce moment et pour le reste de cette journée. Nous reprirent ensuite le bus et « el conductor » nous conduisit pour le repas à un établissement hôtelier de Pinar del Rio muni d’une immense salle à manger extérieure et couverte. Endroit très certainement couru par les cubains pour leurs réceptions de mariages! À l’entrée, tous et toutes recevaient de la part de Habanos S.A., un Hoyo de Monterry Épicure No 2 et quelques billets donnant droit à des boissons alcoolisées. Musique, ambiance, chasse aux trésors animée et nourriture cubaine furent le lot des activités proposées lors de cette halte-repas. Puis, ce fut le retour à la casa Nacionale ou une dernière surprise nous attendait en cette fin de journée qui fut somme toute très agréable. En effet, était exposé de façon grandiloquente, officielle et avec escorte pour deux heures dans le hall d’entrée de l’hotel, un humidor réplique de l’Hotel Nacional commandé par la maison « Cohiba ». Humidor destiné à l’encan du festival et fabriqué à la main par un artiste cubain répondant au nom de « Gomez ». Wow! Toute une pièce, avec ses tiroirs remplis de Behike 56 occupant un étage chacun et par aile, fallait voir le chef d’oeuvre. Immense et élaboré avec moultes détails reliés à l’architecture de l’hotel. Magnifique! Le voici en photo.

Humidor Cohiba réplique de l'Hotel Nacional exposé à cet endroit

Humidor Cohiba réplique de l’Hotel Nacional exposé à cet endroit

Humidor Cohiba

Humidor Cohiba

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvons, un peu les mêmes que la veille s’aglutinant une seconde fois en deux jours afin de prendre le bus qui nous transportera cette fois ves les fabriques H.Upmann et Partagas. Mentionnons d’abord que les deux fabriques sont aménagées dans des locaux temporaires pour cause de rénovations de leur bâtiment originel et se situent tout près l’une de l’autre dans le quartier Centro Habana près de la « Plaza de la Révolucion ».  Première visitée, la fabrique H.Upmann occupe une ex-fabrique Romeo y Julieta, tandis que la fabrique Partagas occupe des locaux ayant servi à d’autres usages. Aucune date de réouverture possible n’est encore avancée à cet effet pour les deux usines soit dit en passant. C’est donc dans une atmosphère quelque peu diluée que s’est effectuée cette deuxième visite. Dans ces locaux temporaires, pas de lecteur ou lectrice pour animer la « Galera » sinon un ghetto blaster qui innondait l’endroit de décibels « temporaires ». De plus, à cause d’une certaine exéguïté des lieux, les « Torcedors » et « Torcedoras » se retrouvent à devoir travailler dans plusieurs salles séparées ce qui nuit aussi à l’atmosphère de travail. Il nous a aussi été interdit par « mesure de sécurité » d’entrer dans ces salles, on nous a indiqué que la compagnie avait déjà été  victime d’espionnage industriel et qu’elle prenait ces mesures en ce sens. Il a donc fallu observer les « Torcedores » et « Torceroras » à travers les fenêtre de la cour intérieure du batiment. Nous avons tout de même eu accèes aux salles d’emballage, de vieillissement et de frementation. Une visite qui aura été somme toute de plus courte durée et certainement moins attrayante que l’eût été la fabrique mythique de la Calle Industria No 520 en rénovation majeures.

Visite de la Fabrique H. Upmann

Visite de la Fabrique H. Upmann

De son coté, la fabrique temporaire de H.Upmann parce qu’installée dans des locaux ayant déjà servis de fabrique était déjà plus accueillante. Tout d’abord une entrée digne de ce nom avec ce panneau nous rappelant les cent cinquante années d’existence de la marque. Un étage plus haut était aménagée cette immense « Galera » avec sa lectrice, telle une institutrice sur son promontoire surplombant ses dizaines de « Torcedores » et « Torcedoras » qui, comme de jeunes élèves tous et toutes placés en rangée bien alignées comme à la petite école, semblaient l’écouter religieusement. Il faut dire qu’avec toutes ses autres salles de triage, de fermentation, de vieillissement, d’entreposage, d’étiquettage, toutes réparties sur quatre ou cinq étages, c’est à un édifice d’environ 100,000pc. ou si vous préférez 30,500 m2 à l’intérieur lequel on a le plaisir de se déplacer.

 

 

 

"La Lectrice"

« La Lectrice »

L’atmosphère de travail y semblait beaucoup plus détendue que celle de la fabrique Partagas et l’on comprend facilement pourquoi. La circulation dans les différents couloirs et salles était facile. C’est d’ailleurs entre deux de ces étages que j’ai reconnu et salué James Sucklings, grand critique américain de vins et de cigares, éditeur en chef du prestigieux magazine Wine Inspector et éditeur pour la partie europe d’un autre prestigieux magazine et bien connu des amateures de havanes, Cigar Aficionado. Il faut aussi être sur place pour constater à quel point il faut des années de paratique à ces travailleurs et travailleuses pour maîtriser les techniques et développer la dextérité nécessaire à rouler vite et bien.

 

 

 

 

La "Galera" de la fabrique H.Upmann

La « Galera » de la fabrique H.Upmann

Car pour avoir observé les instruments de contrôle, notamment l’appareil à tirage, très peu de cigares échouaient le test. C’est en fin de périple, lors de la visite des espaces réservés à l’emballage et où sont apposés les timbres qui identifient finalement les modules roulés précédemment aux étages inférieurs, que l’on se rend compte qu’en cette journée on y roulait des H.Upmann Robusto esclusivo por los Casa del Habano, et des Cohiba Siglo IV Linea 1492, rien de moins.

 

 

 

 

 

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano

Voilà qui complète ces deux « jours de terrain » bien remplis et qui concluera par la même occasion ce compte-rendu de voyage effectué à la Havane à Cuba dans le cadre du quinzième Festival Habano. En souhaitant que j’aurai pu vous transmettre ce serait-ce qu’une fraction de l’émotion qui m’a habitée tout au long de ces six jours palpitants et oh combien instructifs. Il est certain que j’y reviendrai.

 

 

 

 

 

 

Bonne dégustation!

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Photos Festival Habanos XV

De retour depuis quelques jours quand même. Simplement pas eu le temps d’écrire, désolé. En attendant, voici quelques photos prises durant ces deux semaines passées à La Havane. Bien à vous! Cliquer sur la photo désirée pour agrandir.

Back from Havana a few weeks ago. Just didn’t have the time to write, sorry! By then, here are a few pics taken during thes two weeks spent in La Habana. Enjoy! Clic on picture to enlarge.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Casa de Habano Miramar, La Havane, Cuba.

Avec Santo et André Reyes GIlbert de La Casa de Tobaco La Escoguida

Avec Santo et André Reyes GIlbert de La Casa de Tobaco La Escoguida

Avec Carlos Robaina, Grand Veguero et fils de Alejandro Robaina, fondateur de la Maison Robaina

Avec Carlos Robaina, Grand Veguero et fils de Alejandro Robaina, fondateur de la Maison Robaina

Humidor Cohiba. Réplique de l'Hotel Nacional offert à l'encan du Festival Habano XV

Humidor Cohiba. Réplique de l’Hotel Nacional offert à l’encan du Festival Habano XV

Visite de plantation dans le Pinar del Rio

Visite de plantation dans le Pinar del Rio

Visite de la Fabrique H. Upmann

Visite de la Fabrique H. Upmann

Kioske Habanos S.A. à la foire commerciale du Festival Habano XV

Kioske Habanos S.A. à la foire commerciale du Festival Habano XV

Le nouveau Partagas Gran Reserva dévoilé au Festival Habano XV. Bte no.: 000 de 5000

Le nouveau Partagas Gran Reserva dévoilé au Festival Habano XV. Bte no.: 000 de 5000

Avec James Sucklings, réputé critique mondial de vin et de cigares.

Avec James Sucklings, réputé critique mondial de vin et de cigares.

Lectrice à la Galera H. Upmann

Lectrice à la Galera H. Upmann

Visite des locaux temporaire  d'une fabrique Partagas. LA maison mère est fermée pour rénovations.

Visite des locaux temporaire d’une fabrique Partagas. LA maison mère est fermée pour rénovations.

Tabac Partagas.

Tabac Partagas.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Hotel Nacional, La Habana Cuba.

Santo, le Torcedor

Santo, Grand Torcedor de la Casa del Tabaco La Escogida dans l’hotel Comodoro, La Havane

 

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En passant
Le Capitole, La Havane, Cuba

Le Capitole, La Havane, Cuba

Départ pour la Havane à Cuba ce dimanche en vue d’assister à la 15ième Édition du Festival Habano.  Au programme, visite de plantation, de fabrique, colloque, dégustations, rencontres… y Mohito! J’en trépigne. Je vous ferai un petit compte-rendu de mon séjour dès mon retour. Je fumerai très certainement plusieurs bons havanes à votre santé et rapporterai mon quota pour la mienne! À bientôt!

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Départ pour le 15e Festival Habano

 
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Publié par le 22 février 2013 dans Actualité, Festival Habano XV 02/03-2013

 

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15ième/th Festival Habano Festival

Photo: Habanos S.A. (Jim Belushi, soirée d’ouverture Festival Habano XIV)

See below for full English program of the 15th annual Habano Festival held in Havana Cuba between Feb. 26th to March 2nd. The Holy Grail of smokers. See you there. For hotel reservations and activities: www.habanos.com

Annoncé depuis quelques semaines déjà, le 15ième Festival Habano se tiendra du 26 Février au 2 Mars à La Havane à Cuba. Une fois de plus, la Mecque des fumeur de Havanes, la Terre Sainte des Aficionados de la Nicotiana Tabacum ouvrira ses portes et sentiers au pèlerinage de ses fervents adeptes et « Fidel » fumeurs, agriculteurs, manufacturiers, distributeurs, tabagistes et dégustateurs de tout acabit et de toute provenance. Et cette année, votre humble serviteur compte bien y assister.

Au programme: conférences, séminaires, visites des manufactures Partagás et H. Upmann, visite de plantations dans la région de Pinar Del Rio, concours de dégustation à l’aveugle, ateliers de mariage saveurs et arômes, ateliers de « roulage », concours du meilleur Habanosommeliers et évidemment, les soirées de gala d’ouverture et de fermeture mettant en vedette des grandes marques cubaines qui, pour l’occasion dévoileront et offriront aux convives leurs nouvelles vitoles à être mises en marché au cours de l’année suivante. Vitoles qui sur le champs s’envoleront rapidement en fumée bien entendu. Cette année, les marques Montecristo et Partagàs sont à l’honneur. Pour ma part, je prioriserai les visites de manufactures et de plantations ainsi que les séminaires et les deux soirées d’ouverture et de fermeture.

Beau programme, surtout sous le soleil des Caraïbes. Pour réservations: www.habanos.com

Malheureusement disponible qu’en anglais et en espagnol, désolé.

Monday 25/02

10.00-16.00 hrs.

Registration (Palacio de Convenciones)

Note: From Tuesday, February 26th until March the 2nd, registration will be possible from 9.00 hrs. to 16.00 hrs.

Tuesday 26/02

9:30 -10:30 hrs.

Press conference. Handing out of the press dossier on the 15th Festival.*   (Hall 3) (Palacio de Convenciones)

10:30-17:00 hrs.

Preliminary  International Habanosommelier Contest. (Hall 5) **

14:00 hrs.

Trade Fair opening

14.30 hrs.

Preliminary Habanos D.O.P. / Rioja D.O.C.A. Alliance (Hall 6) **

19:00 hrs.

Welcoming evening dedicated to Montecristo.

Concert and Welcoming cocktail.

“El Morro” Fortress.***

Wednesday 27/02

07:00-17:00 hrs.

Visit to plantations in Vuelta Abajo, Pinar del Río.

10:00 hrs.

Preliminary: Blind tasting of Habanos with the participation of factory tasters, sommeliers and aficionados  (Hall 6)**

19.30 hrs

Opening of the Habanos Gallery. Ancient Partagás Factory.

Thursday 28/02

09.30-09:45 hrs.

Opening of the International Seminar (Hall 4)

09:45-10:30 hrs.

Master Lecture. Fernando Domínguez Valdés-Hevia. « Present and future of Premium Tobacco » (Hall 4).

10:30-11:00 hrs.

Coffee Break

11:.00-12:15 hrs.

Tobacco and Gastronomy. Live Cooking Show produced by prestigious internaional Chefs. (Hall 3)**

12:340-14:00 hrs.

Lunch at “El Bucán” restaurant.

14.15-15:45 hrs.

Master class on cigar rolling technique
“Totalmente a Mano”- totally by hand. Making a “Petit Edmundo” (Hall 4).**

16.00-17.00 hrs

Final: Habanos D.O.P. / Rioja D.O.C.A. Alliance (Hall 3).**

20:00 hrs.

Vegueros Evening.
“El Laguito” protocol lounge. ****

Friday 01/03

09:.00-12:00 hrs.

Visit to Habanos factories. Partagás and H. Upmann.

12:30-14:00 hrs.

Lunch at El Bucán restaurant

14:00-16:30 hrs.

Master Lecture by Simon Chase: “The Battle of Cuba’s Independent Brands and the First Habanos Book”
(Hall 3)

15:00-16:30 hrs.

Final: Habanos Blind tasting contest.  (Hall 4)

16.30- 17.30 hrs.

Cocktails and Habanos. Presented by Havana Club (Hall 3)**

17.30- 18.30 hrs.

Flavors and Aromas: marriages of Habanos with Brandy, Tequila and other products. (Various Halls)**

Saturday 02/03

9:30-10:30 hrs.

International Habanosommelier Final Contest (Hall 3)

10:30-11:00 hrs.

Coffee break

11:00-12:00 hrs.

Master Lecture by Eumelio Espino. “From seed to smoke: more than 500 steps” (Hall 4).

12:00- 13.00 hrs.

Closing of the Seminar and Trade Fair (Hall 4)
Awarding Ceremony:
– Best stand of each category
– Winner of the International Habanosommelier  Contest.- Winner of the Video Contest « Habanos in Images »- Winner of Blind Tasting Contest15th Festival homage

13:00 hrs.

Farewel Lunch at “El Bucán” restaurant

19:00 hrs.

Gala Night: Dedicated to Partagás PABEXPO. Hall C

Download_XV_Habanos_Festival_Information

* For the accredited press and Exclusive Distributors
** Invitation required
*** Casual footwear required for Ladies
**** Dressing code for gentlemen: Guayabera

IMPORTANT NOTE:

Taking into consideration the capacity of the halls where the participative activities will take place (marriages, ritual, class on cigar rolling and other activities), access to these capacities will be limited, thus it will be required to present the corresponding ticket.

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Au plaisir de vous y rencontrer! Hasta la victoria siempre!(Che Guevara)

Photo: Habanos S.A.

Bonne Dégustation!

CERTIFIED MEDALLION - jpeg

 

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