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Archives de catégorie : Solutions aux problèmes et maladies du cigare.

Où ne pas acheter ses cigares à la Havane

Animated tourist area in Havana

Animated tourist area in Havana

Il faut déambuler cigare à la main dans les quartiers touristiques de la Havane pour se rendre compte du niveau élevé de contrefaçon et prendre le pouls de ce qui semble être un commerce de moins en moins clandestin dans cette ville, soit celui de la vente de cigares en dehors du circuit étatique, mais on y reviendra un peu plus loin dans cet article. À chaque coin de rue, entrée de bar ou restaurant, entrée et sortie d’hotel comme dans les parcs, à tout moment un racolleur s’approchera et vous proposera ses meilleurs « Real Cohiba » et ou autres marques et formats. Certains vous les montreront, d’autres essaieront de vous entrainer à quelques pas de là afin de pouvoir transiger avec vous en toute tranquilité et ce,sans se faire prendre. Ne vous laissez pas tenter, ce sont fort probablement des « FAUX ». Des cigares roulés dans de sombres arrières-boutiques avec des tabacs de pauvre qualité et roulés par des « Torcedors » improvisés. Rien de nouveau ici me direz-vous et vous avez bien raison. Mais la situation tend à évoluer et se rafiner.

Aujourd’hui, dans la foulée de la libéralisation commerciale amorcée et mise de l’avant récemment par le gouvernement cubain et qui vise à donner aux peuple l’opportunité d’ouvrir de petits commerces et places d’affaire, il semble s’installer un nouveau « réseau », une nouvelle façon de vendre des cigares sur la rue. C’est ce que j’ai expérimenté lors de mon dernier voyage dans ce pays dans le cadre du XV Festival Habano.

Un après-midi, en me rendant à une Casa del Habano afin d’y préparer pour vous  chers lecteurs et lectrices, un survol des différentes Casa del Habano de la ville, un individu m’approche en m’offant encore une fois ses cigares. Comme à l’habitude, je décline poliment l’invitation et là, il hausse le ton et se met à me crier en anglais à mesure que je m’éloignais de lui que je préfèrais encourager le bandit à Fidel et son gouvernement plutôt que les coopératives de travail, la nouvelle économie et les jeunes!!! Comme le ton devenait vindicatif, je décide alors rapidement de continuer mon chemin sans trop comprendre ce qui venait de m’être lancé mais cette affirmation me fit froncer des sourcis. Coopératives de travail? nouvelle économie? nouvelle génération? Que voulait-il bien dire? Comme j’arrivais à destination, l’histoire s’arrête ici et je procède à ma visite des lieux. Au sortir de l’endroit, un jeune homme dans la trentaine parlant relativement bien l’anglais et portant un Polo Partagas exactement comme ceux que j’avais vu portés par les employés de la fabrique du même nom que j’avais visitée deux jours plutôt, ainsi qu’un autre individu en costard cravate qui était positionné dans le cadre de porte de la Casa del Habano comme un garde de sécurité, aurait-on pu l’y associer, s’approchent de moi et me demandent si je voulais des cigares. BIen sur que non leur répondis-je sur un ton un peu moins compatissant cette fois. C’est alors que l’individu en polo me parle d’une coopérative de commerçants de cigares située juste derrière le commerce d’où je sortais à peine et m’invite à le suivre, ne serait-ce que pour voir. Je me laissai alors tenter et afin de faire la lumière sur toute cette histoire de coop et de nouvelle économie, je décide de suivre l’individu qui en chemin m’explique que depuis lesa nouvelles réformes de l’administration cubaine, des individus ont maintenant le droit de se regrouper afin de constituer et créer ce qu’ils appellent des coop et commerces et que ces entreprises ont maintenant droit d’exister et de transiger.

Siège social d'une nouvelle entreprise cubaine?

Siège social d’une nouvelle entreprise cubaine?

Après avoir fait quelques pas de plus et être, semble-t-il arrivés à destination, nous entrons dans une vieille maison complètement délâbrée et nous retrouvons tout littéralement dans un appartement habité et où sont disposées sur la table de cuisine plusieurs boîtes de cigares: des Montecristo No 3, des Partagas dont je ne me rappelle plus la exactement la série ainsi que des Cohiba Siglo IV Linea 1492 (Étrangement les mêmes boîtes que j’avais vus sur les tablettes de la fabrique H.Upmann deux jours avant et qu’on m’avait proposée à 50 CUC à la sortie de la fabrique).

Quartier animé de la Havane

Fabrique H.Upmann, La Havane 2013.

Après inspection, toutes les boîtes semblaient  tout à fait conformes, authentiques et impeccables. Les cigares étaient très bien disposés dans les boîtes avec des bagues qui elles aussi semblaient des plus authentiques. Aussi, tous les rubans, papiers de soie ainsi que la certification Habanos S.A. en papier elle aussi et que l’on retrouve en ouvrant n’importe quelle boîte de havane y étaient. Toutefois, aucune boîte n’avait de date de fabrication d’inscrite au dessous d’elles ni de timbre du gouvernement d’apposé sur leur dessus. L’auto-collant apposé par Habanos S.A. en haut à droite des boîtes n’y était pas non plus. Plusieurs scénarios peuvent donc être envisagés. Comme les dates de fabrication, timbres de Habanos S.A. ni ceux du gouvernement cubain n’y sont pas, il est donc logique de penser que ces boîtes aient pu être subtilisées directement des fabriques par certains employés peu scrupuleux de celles-ci. Mais compte tenu du nombre de boîtes sur la table et la qualité de celles-ci cette journée là, ce mode de procuration m’apparaît trop aléatoire pour un système de distribution qui semble tout de même assez bien organisé et rodé à ce que j’ai pu constater. Et on ne vous les donne pas ces cigares. On me demandait 125 CUC pour  une boîte de vingt-cinq Cohiba Siglo IV Linea 1492, que j’avais vu en boutique officielle à 321 CUC et qu’on m’avait offert à la fabrique comme relaté plus haut à 50 CUC. Et au cas où vous seriez intéressé à faire passer cette boîte par les douanes de votre pays, sachez que pour 10 CUC de plus, on vous colle le timbre du gouvernement cubain, celui avec l’hologramme et la zone de transparence, exactement lui. Non, ça ne colle pas. Je serais plutôt d’avis que ce sont les compagnies qui, à la sortie des fabriques en collaboration avec ces réseaux de supposées « Coops » ont trouvé le moyen d’écouler leur numéros 2, c’est à dire les cigares de deuxième qualité qui n’ont pas passé les différents tests de qualité. Alors, ou bien la fabrique plutôt que laisser sortir ses numéros 2 à l’unité à des prix dérisoires et en fermant les yeux, sachant très bien aussi que ceux-ci seraient débagués et rendus anonyme et qui, en conséquence leur ferait perdre beaucoup de valeurs, préfère les emballer comme des numéros uns et de là, en tirer un meilleur profit. On vous les offre à 50 CUC à la fabrique lors de votre visite et à la fin de la journée, les boîtes non vendues sont refilées à ces « Coops » qui les revendent à 125 CUC. Ce qui me semble une marge de profit tout à fait acceptable et qui je crois, valide cette théorie au détriment de la première. Ajoutez à ceci les Polos à l’éfigie de compagnies et les timbres du gouvernement…Et de là, il n’y a qu’un pas à faire pour penser que du coté des compagnies, à condition que tout cela s’avère vrai, qu’elles instituent elles-même le système et qu’elles fassent le pari que les acheteurs de ces produits prendront sur eux le fait de fumer des cigares de moindre qualité mais quand même supérieurs à ceux offerts par les petits revendeurs sur la rue mais qui, pour le prix, en vaudront tout de même la peine. Peut-être. Pour ma part, je n’ai pas pris cette chance.

Vue arrière d'une fabrique de cigares à la Havane.

Vue arrière d’une fabrique de cigares à la Havane.

Intéressés? Promenez-vous cigare à la main dans les quartiers touristiques de la Havane et surement qu’en moins de deux, vous entendrez parler de la nouvelle économie cubaine!!!  Mais d’un autre coté, comment blâmer les cubains, compte tenu des conditions dans lesquelles ils vivent. On ne peut que leur souhaiter de s’en sortir de façon digne, avec fierté et honnêteté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne Dégustation!

 

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Changement de saison (Hiver)

Aurore Boréale 4 photo, magiedumoment

La saison froide est en ces jours à nos portes et dans bien des régions de l’hémisphère nord, les systèmes de chauffage ont commencé à faire sentir leur pervers effet d’assèchement de l’air ambiant dans les résidences et logements. Et ce, surtout si ces derniers sont munis d’un système de chauffage à plinthes électriques. Ce qui a pour incidence de mettre vos cigares à risque si vos humidificateurs ne sont pas bien pourvus de réserves suffisantes de « carburant  » afin de parer à ces changements brusques de taux d’humidité ambiants. Il est donc temps de procéder à des inspection plus régulière de ses hygromètres et ce pour une période de deux ou trois semaines à raison d’une à deux fois par semaine, afin de vous assurer d’un taux d’humidité constant dans votre humidor. Dans le cas d’un hygromètre affichant 70 % d’humidité (le degré d’humidité idéal pour la conservation des cigares dans un humidor), une baisse de quatre à cinq degrés, ou plus du taux d’humidité devrait vous inciter à corriger la situation. Il est aussi recommandé de procéder à un bon nettoyage de ses humidors et s’assurer d’une rotation adéquate de ses modules lors de la remise en place de ceux-ci dans les humidors De cette façon vos cigares  »hiberneront » dans le plus grand confort et les immuniserez contre la « Sécheresse hivernale »

 

 

 

 

 

Bonne Dégustation!

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Cape Achat

Fabrique Partagas La Havane 2013

Fabrique Partagas La Havane 2013

Comme on le sait et lors de l’achat de nos vitoles préférées, plusieurs critères sont à prendre en compte au moment de la sélection de ceux-ci chez notre tabagiste préféré. Dans cet article nous nous attarderons à l’aspect visuel du cigare donc à sa cape (capa), ou si vous préférez, son enveloppe extérieure et les problèmes pouvant l’affecter. Certains de ces problèmes pourront à divers degrés avoir des incidences sur le goût des cigares, d’autres non. Par contre, certains problèmes plus sérieux compromettront carrément la dégustation et pourraient même contaminer l’ensemble du contenu de votre humidor. Plusieurs signes et états nous indiquent donc si nous devons sélectionner celui-ci plutôt que l’autre juste à coté ou carrément demander à changer de boîte de cigare, changer de module ou de marque et s’il le faut, dans un cas extrême bien évidemment, changer de tabagiste. La vigilance est donc de mise ici.

Mentionnons d’abord l’importance que revêt la cape au niveau du goût et des arômes qu’un module dégagera lorsqu’il sera allumé et fumé. La cape ne fait pas qu’habiller et donner fière allure à un cigare, elle contribue pour beaucoup aux saveurs et arômes exprimées par celui-ci lors de sa dégustation. Les feuilles (corona) utilisées pour les cape étant situées tout au haut du plan de tabac, elles bénéficient donc du meilleur ensoleillement possible, créant et accumulant ainsi les huiles, gras et sucres si essentiels à nos papilles et qui en regorgeront au moment de la récolte. D’ou la multitude de soins attentifs et particuliers apportés par les vegueros (cultivateurs) à ces précieuses feuilles durant tout le processus de culture, de séchage/fermentation et de fabrication. Qu’une cape laisse entrevoir cette fine couche d’huile sur son corps au moment de son achat, vous garantit, à moins d’autres problèmes, un maximum de fraîcheur et vous confirmera qu’au niveau du goût, ce cigare sera conforme à la liga (recette) pour et selon laquelle il a été élaboré, puis fabriqué.

Toutefois, cette logique ne s’applique pas dans le cas de cigares vieillis. Des cigares ayant bien vieillis auront très probablement en tout ou en partie perdu leur couche d’huile de surface, ce qui n’en fera pas de moins bons cigares pour autant. Ils n’en seront que différents et dans certains cas, meilleurs qu’au sortir de la manufacture. On les appréciera alors pour leur maturité, leur douceur, leur somptuosité, leur raffinement mais aussi pour certaines saveurs particulières qui se seront développées au fil du temps. Un cigare mal vieilli lui, offrira une fumée âcre et sèche, affichera une perte significative de saveur et de complexité, ce qui rendra la dégustation fade et inintéressante.

Voici donc quelques uns des problèmes de cape à surveiller lors de vos achats.

La Brillance.

Assurément un des critère les plus important à prendre en compte dans ses choix et le plus souvent la première chose qui s’offre à nos yeux. Un cigare à l’aspect luisant et lisse annonce généralement un produit de qualité. Ces huiles, cires et gras contenus à divers degrés dans les tabacs sont essentiels car ils sont gages d’arômes et de saveur. Ceux-ci transpirent de la cape du cigare et dépendent de la variété de tabac, de la qualité des sols, du climat, des fertilisants utilisés et du résidu d’humidité contenus dans les feuilles au moment de la récolte. S’ils se perdent parce que mal entreposés, ont subi de trop grandes fluctuations de taux d’humidité ou autres raisons ayant provoqué un dessèchement de la cape, c’est autant de saveur et d’arômes perdus. Parfois un cigare offrira une cape brillante, soyeuse et très huileuse. Il pourra alors s’agir d’un jeune cigare dont le vieillissement après roulage sera insuffisant. Ce seront généralement de bons cigares mais à fumer ultérieurement si ceux-ci sont bien entreposés et vieillis durant deux à trois mois. Ils feront d’excellent cigares « de garde » si vous êtes patients.

Difficile donc, de faire un choix en ne tenant compte que de ce critère quoiqu’un cigare devrait toujours « afficher » une certaine fraîcheur au moment de son achat, une fine et délicate couche d’huile rendant une belle cape lisse et luisante témoigne de cette fraîcheur et attirera le regard. Il m’est arrivé récemment de fumer un petit Panatela Extra (5’x38) signé Flor de Rafael Gonzales Marquez (Cuba) très abordable ($6.50) et débordant d’huile par rapport aux autres de la même boîte que j’avais acheté cette journées là et qui s’est avéré être un des plus savoureux cigare qu’il m’ait été donné de déguster.

La Texture.

La texture des capes varie beaucoup d’une marque à l’autre, d’une appellation à l’autre. Ce n’est pas parce qu’une cape est quelque peu rugueuse qu’elle est de mauvaise qualité ou qu’elle imprégnera au cigare trop de puissance et ou d’âcreté. Le principal critère à surveiller de ce coté est de s’assurer que les veines, si présentes, ne soient pas trop grosses ou épaisses car elles feront en sorte que votre module brûlera en biseau et ou s’éteindra. Brûler une cape (voir article « Combustion Inégale ») afin que son cigare se rattrape n’est jamais agréable et ce, en plus de la perte de saveur engendrée par ce rattrapage.

Craquelures et fendillements.

Peu fréquent au moment de l’achat, ce problème peut avoir été causé soit par une manutention maladroite ou peu respectueuse du cigare, d’un assèchement important ou d’une sur-hydratation de celui-ci. À éviter si tel est le cas. Un cigare dont la cape est craquelée ou fendue prendra l’air lors de la tire et rendra la dégustation désagréable.

Taches, dépôts et autres imperfections.

Poudre Blanche. Il se peut qu’à l’occasion vous vous retrouviez devant un cigare sur lequel il semble s’être déposé une fine pellicule blanche filamenteuse (bloom, plume(voir photo ici-bas), Il s’agit de légères moisissures de surface résultant d’un manque d’air dans l’humidor (fréquent dans les Tubes (Tubos) métalliques fermés presque hermétiquement) mais qui n’ont aucun effet sur le goût et la santé du cigare. Simplement frotter doucement le cigare avec un linge sec et doux pour la faire disparaître.

Un deuxième type de tache blanche peut aussi faire apparition sur un cigare. Il s’agit de très petits points blancs apparaissant un peu partout sur le cigare. Il s’agit du résultat de la continuation du processus de vieillissement du cigare. En vieillissant bien, il arrive parfois que les huiles du cigare s’oxydent, transpirent hors de la cape et créent ces petits cristaux qui sont en soit un bon signe. Elles n’ont aucun effet sur le goût et la santé du cigare. Simplement frotter doucement le cigare avec un linge sec et doux pour les faire disparaître.

Troisième type de tache blanche cette fois: une ou plusieurs grosses taches blanchâtre de 10mm ou plus accrochées aux veines de votre cigare. Celles-ci résultent d’une contamination de Moisissure Bleue (Blue Mold), un champignon s’étant attaqué à la plante de son vivant. Les processus de séchage et de fermentation s’étant chargés de bien détruire l’intrus, la santé et le goût de votre vitole sont assurés.

N.B. La Moisissure Bleue (Blue Mold) peut apparaître à l’intérieur comme à l’extérieur d’un cigare après les processus de séchage et de fermentation et donc sur les étales de votre marchand et ou plus tard dans votre humidor. Il s’agit d’une mousse aux teintes de vert de gris repoussantes.  La cause de cette germination non souhaitée est due à une sur-humidification des cigares et les cigares affectés ne peuvent être récupérés. Ils contamineront aussi les autres cigares à proximité si vous ne réagissez pas assez rapidement à cette invasion. Ces cigares devront donc être jetés le plus rapidement possible.

Courtoisie de www.cigarinspector.com

Taches Beiges. Sous la forme de graines de sésame, elles sont le résultat d’une contamination au champignon cercospora fungus qui s’alimente de la chlorophylle de la feuille de son vivant. Aucune crainte pour quoi que ce soit.

Taches Jaunes. Ces petites taches jaunes tournant vers l’orangé et de moins de 1mm sont le résultat d’un manque d’humidité dans les granges de séchage ce qui provoque à certains endroits sur la cape une concentration de pigments jaunes ayant survécu à la fermentation. Normalement ces capes ne devraient pas être utilisées. À éviter donc.

Taches Vertes. (photo ici-bas) Ces taches vertes sans relief sont simplement des gouttes d’eau qui se sont déposées sur les feuilles durant le séchage. Humidité qui ont fait que certaines molécules de chlorophylle n’ont pas été « brisées » durant cette étape. À part affecter l’aspect général de votre cigare, il n’y a aucun effet perceptible en terme de goût ou autre.

Taches noires. De grosseur et de formes variées elles sont la conséquence d’un taux d’humidité excessif lors du séchage des feuilles qui font se concentrer les molécules sucres à certains endroits de la feuille. Molécules qui n’ont pas eu le temps de se dissoudre avant la fin de cette étape. La forte concentration de sucre contenu dans ces taches donneront au fumeur qui, s’il n’est pas au fait de cette situation, l’impression de fraîcheur excessive mais qui induira aussi une sensation de picotement dans la gorge. À éviter.

 

 

Bonne dégustation!

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Le bon cendrier

Le bon cendrier

Cendrier muni d'une bonne arche et d'un bon bol

Quoi de mieux qu’un compagnon fiable et toujours disponible à nous offrir soutien et résilience tout en étant discret et indispensable lorsque la situation s’impose. Eh bien, c’est en plein le rôle que joue un bon cendrier pour son propriétaire lorsque vient le temps de s’attaquer à un module de bon volume et de bonne qualité. Au moment de déguster un bon cigare, n’importe quel amateur n’aura pas envie de se tracasser et se préoccuper de la tenue de sa vitole dans un cendrier. Un bon cendrier se doit alors d’être muni d’un ou des arches assez longues et larges afin de pouvoir recevoir les cigares quels qu’ils soient bien confortablement, sagement et en équilibre afin que celui-ci ne s’affaisse pas ni d’un coté comme de l’autre. S’affaisser sur son pied ou si l’on préfère sur sa cendre fera en sorte que celui-ci se mettra à mal brûler ou s’éteindra rapidement. Sur sa tête, une question d’hygiène se pose, sans parler des dégâts de cendre sur les meubles etc.. Sur pied ou de table, il devra pouvoir contenir la cendre et le ou les mégots correspondant au nombre d’arches du cendrier sans avoir à être vidé avant la fin de la dégustation. Certains modèles comme le  »Stinky » (voir photo) Cendrier "Stinky" de table. Aussi disponible sur pied. offre à la fois un bon soutien mais surtout beaucoup d’espace pour la cendre et les mégots. Il permet donc à son propriétaire plusieurs dégustations avant de devoir être vidé. De plus, le  »Stinky » est idéal pour l’extérieur, la profondeur de son bol protégeant la cendre du vent.

 

 

Bonne Dégustation!

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Combustion inégale

Combustion inégale

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Quel déplaisir que de se retrouver devant un cigare qui brûle mal, de façon inégale ou en biseau. Plusieurs raisons expliquent ce fait et des solutions existent afin de remédier à cette situation. D’abord, pourquoi brûlent-ils mal? Pour ma part, j’y décèle plusieurs raisons (si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à entrer en contact avec nous et nous les transmettre): Un humidor trop humide, une rotation du produit contenu dans l’humidor mal faite ou pas faite du tout, un cigare dont on a pas remarqué une grosse veine sur une partie de celui-ci à l’achat, un cigare mal roulé, une cape plus épaisse à certains endroits qu’à d’autres ou épaisse partout et toute combinaison de ces facteurs risquent de  »brûler » votre plaisir et non votre cigare et de là, gâcher, en tout ou en partie, votre dégustation. Car on le sait, la cape contribue beaucoup à la saveur d’un cigare. Si elle brûle mal, que l’on est obligé de la couper ou de la brûler à la flamme, c’est une perte de la saveur qui s’affiche en bout de ligne. Mais avant d’en arriver là, voici un petit truc pour ramener votre module à une combustion égale. D’abord, un cigare ne se fume pas aussi automatiquement qu’une cigarette, on doit observer son comportement tout au long de sa combustion, repérer ses moments plus difficiles et s’il en est, l’aider à les surmonter. C’est ainsi que lorsque l’on s’aperçoit qu’une diagonale commence à se tracer ou qu’une partie du brasier se met à mal se consumer, je propose de tenir le cigare ou le déposer de une à deux minutes en plaçant la face qui brûle difficilement vers le bas, vers le sol. Souvent ce sera suffisant afin que celui-ci reprenne son égalité. Tirer fortement et souvent sur son cigare afin de corriger la situation est possible mais cette opération « carbonisera » votre module et lui donnera plus rapidement et en volume l’âcreté non-désirée du dernier tiers. Et ce, même dans le cas de cigares de grande qualité et payé à gros prix. Autre conseil, au cas ou le précédent s’avérerait insuffisant, je propose de brûler la partie résistante à la combustion en approchant doucement une flamme (allumettes de bois ou butane) vers cette partie de votre cigare que vous tiendrez à 45 degrés le pied vers le haut et toujours la face qui brûle mal contre terre, vous brûlerez lentement la partie résistante en vous rendant jusqu’au point de rattrapage i.e. à l’égalité de la ligne de combustion. Il ne faut pas tirer sur le cigare à ce moment, vous risquez d’allumer la cape ou il ne faut pas et carrément  »mettre le feu » à votre vitole. « L’incendie » risque aussi de devenir incontrôlable si vous tentez de rectifier sa ligne de combustion en tenant la partie résistante à la combustion vers le haut et de cette façon, embraser votre module.

Bad burning cigar

En ce qui a trait aux problèmes de taux d’humidité trop élevés dans les humidors et qui participent aussi à cet inconvénient, voir l’article « Conservation et Humidors » à ce sujet.

À noter que le prix payé pour un cigare n’a rien à voir avec le fait qu’il brûle mal ou pas. C’est plutôt dans la construction des cigares faits à la main que se logent le plus souvent ces problèmes. Problèmes qui, même s’ils ne sont pas récurrents et si fréquents, existent tout de même. Il est par contre excessivement rare de rencontrer ce type de situation avec des cigares roulés à la machine parce que ceux-ci sont roulés avec un tabac plus fin et donc, par conséquent, mieux répartis dans la poupée et avec des feuilles de cape reconstituées. N’en reste pas moins que pour moi, ma préférence va pour un « Heche a mano », de loin supérieur en goût et en authenticité et que, même si ce risque existe, cela n’affectera pas mon choix.

 

 

 

 

Bonne dégustation!

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Avant de couper la tête d’un Cigare

Coupe de tête de cigare

Coupe de tête de cigare

Avant de couper la tête de votre cigare préalablement à l’allumage, et peu importe le moyen utilisé pour cette action, emporte-pièce ou guillotine (une future chronique sera prochainement consacrée à ce sujet), je vous recommande d’humecter la tête de votre module en la faisant tourner dans votre bouche et vous éviterez une coupe moins sèche. Y aller ensuite d’un mouvement rapide et sec en tenant fermement votre vitole et en plaçant votre coupe-cigare de façon toujours perpendiculaire à votre cigare. De cette façon, votre coupe sera franche et droite et vous éviteraez d’être importuné par soit des lambeaux de cape décollée ou des miettes de tripe. À l’occasion, il sera nécessaire de frotter de son doigt, l’extrémité coupée du cigare afin d’enlever ces miettes de tripes encore présentes, ne vous en offusquez pas et procédez, c’est normal.

Bonne Dégustation!

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Conseil de la semaine: Allumer son cigare

Conseil de la semaine: Allumer son cigare
Allumage d'un Cigare

Allumage d’un Cigare

C’est bien connu, un cigare se fume lentement. Il doit aussi être allumé lentement et pas avec n’importe quoi. Voici donc quelques suggestions afin de ne pas  »bruler » votre vitole. Un cigare allumé avec une flamme placée trop près du pied du cigare risque de brûler la cape et donc endommager celui-ci. De plus, tirer de façon forte et à plusieurs reprises lors de l’allumage donnera fort possiblement une saveur âcre, un goût de calciné et de rassi, voire même métallique et compromettra sa dégustation.

Allons-y donc par moyen d’allumage. Pour commencer, les allumettes. D’abord se procurer des allumettes en bois, de préférence longues (3 po./7-8 cent.), elles offrent le temps de bien allumer le cigare. D’abord, allumer l’allumette, laisser brûler le souffre et seulement après, approcher le bout du cigare à environ un ou deux centimètres afin de le réchauffer. Tourner le cigare sur lui-même afin que l’ensemble de l’extrémité commence à brûler. Toujours en maintenant la flamme près du cigare, terminer l’allumage en plaçant le cigare en bouche et en tirant lentement deux à trois fois afin de voir une flamme apparaître sur l’embout du cigare. Dès que cette flamme apparaît, retirer l’allumette et attendre quelques secondes. On peut aussi tourner le cigare vers soi afin de doucement souffler sur l’embout allumé afin de s’assurer que le tison se répartisse de façon égale et couvre l’ensemble de l’extrémité de celui-ci.

En ce qui a trait aux briquets, la méthode est pour ainsi dire la même sauf qu’il faut être plus prudent dans l’approche de la flamme. Un briquet au butane de type jetable (Bic) ne possédant pas d’ajustement de flamme, pourra être placé assez près du cigare. Dans le cas d’un briquet au butane ajustable, je suggère une flamme d’environ un pouce à un pouce et demie (trois à quatre centimètres) afin de d’obtenir un peu de puissance. En ce qui a trait aux briquets au butane appelés  »Torche » et qui poussent le gaz sous pression, ne pas trop les approcher trop rapidement du cigare. Leur flamme étant beaucoup plus chaude qu’un briquet au butane régulier force une approche à plus longue distance de votre module. Commencer l’approche à partir de 4 po./10cm) de votre vitole. Pour certains de ces briquets, vous n’aurez même pas besoin que la flamme touche directement au cigare, la chaleur se chargera de l’embraser d’elle-même.

Briquet butane trois flammes

Briquet butane trois flammes.

 

 

 

 

 

 

À proscrire absolument, les briquets à essence de type Zippo. Dès l’allumage, ceux-ci contamineront votre précieux plaisir d’une très forte et désagréable odeur d’essence donc, à éviter.

Briquet de type Zippo. À proscrire!

Briquet de type Zippo. À proscrire!

Bonne Dégustation!

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