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Archives de mot-clé : Hoyo de Monterry Epicure No 2

Un célébre amateur de cigare s’est éteint (15-08-2013)

Jacques Vergès à Toulouse, le 30 janvier 2012 (BORDAS/SIPA)

Le jeudi 15 août 2013, hébergé chez une amie, Jacques Vergès succombe à une crise cardiaque dans la même chambre que celle qui a vu mourir Voltaire. Son état de santé s’était dégradé dans l’année après une chute, bien que son état intellectuel fût intact.

…Jacques Vergès a passé sa vie à construire sa légende. Sherlock Holmes avait sa pipe, Vergès c’était le cigare, qu’il ne daignait quitter que pour entrer dans les prétoires pour y plaider la cause de dictateurs sanguinaires, de militants de l’action violente, plus rarement de la veuve et l’orphelin, mais toujours des causes perdues. « Une habitude depuis le jour où le Che m’a envoyé les meilleurs Havane », expliquait-il, un sourire satisfait aux lèvres.

Grand amateur de havanes et souvent photographié un puro à la main, Jacques Vergès, décédé jeudi soir à Paris à l’âge de 88 ans, avait découvert le cigare grâce à Che Guevara. Dans une interview publiée dans un récent numéro de L’Amateur de cigare, Jacques Vergès avait raconté qu’il avait rencontré le révolutionnaire cubain, argentin d’origine, à deux reprises à Paris au début des années soixante. Jacques Vergès fumait alors la cigarette, une habitude prise durant la guerre dans les rangs de la 1ère Division française libre (DFL).

Lors de leur première rencontre, à la vue de la cigarette que Jacques Vergès s’apprête à allumer, le Che lui lance : « Fume plutôt ça ! » en lui tendant un havane. Depuis Jacques Vergès fumait régulièrement des havanes. Surtout des cigares de format robusto, comme l’Epicure N2 de Hoyo de Monterrey ou le D-4 de Partagas.

FRANCE –
Article publié le : jeudi 15 août 2013 à 23:06 – Dernière modification le : jeudi 15 août 2013 à 23:20

Jacques Vergès, «l’avocat de la terreur», est mort

Jacques Vergès à Paris, le 3 avril 2011.

Jacques Vergès à Paris, le 3 avril 2011.

AFP BERTRAND LANGLOIS

Celui qui aimait à se qualifier de «salaud lumineux» s’est éteint ce jeudi 15 août 2013 à l’âge de 88 ans. Animal médiatique, passé maître dans l’art de la provocation, Jacques Vergès était sans doute l’un des avocats français les plus connus mais aussi les plus controversés. Au fil de procès retentissants, cultivant ambiguïté et mystères, il avait su se tailler un personnage à sa mesure et à sa démesure.

Dans une interview au journal Sud Ouest en février 2013, « l’avocat de la terreur » -c’est le titre du documentaire que lui a consacré Barbet Schroeder– disait : « J’aurais dû crever cent fois, mais on m’a raté : un poursuivant qui tombe en panne de voiture, une bombe dans mon appartement alors que je n’y étais pas… ». Jacques Vergès a finalement succombé à l’âge de 88 ans. Sans doute aurait-il rêvé d’une sortie plus éclatante.

Mais qu’importe, Jacques Vergès a passé sa vie à construire sa légende. Sherlock Holmes avait sa pipe, Vergès c’était le cigare, qu’il ne daignait quitter que pour entrer dans les prétoires pour y plaider la cause de dictateurs sanguinaires, de militants de l’action violente, plus rarement de la veuve et l’orphelin, mais toujours des causes perdues. « Une habitude depuis le jour où le Che m’a envoyé les meilleurs Havane », expliquait-il, un sourire satisfait aux lèvres.

George Ibrahim Abdallah, le chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, et son avocat Jacques Vergès.

REUTERS/Robert Pratta

Car le roman Jacques Vergès est aussi une fresque historique. Derrière ses choix d’avocat, c’est toute l’histoire, avec sa grande H, comme dirait Georges Pérec, qui se déroulent. Pol Pot, le chef des Khmers rouges, le Palestinien Waddi Haddad, dirigeant de la « première multinationale de la terreur », Georges Ibrahim Abdallah, le chef présumé des Fractions armées révolutionnaires libanaise, Carlos, le terroriste vénézuélien, François Genoud, le milliardaire suisse nazi.

« Je suis double »

Comme les héros de roman, Jacques Vergès aimait à rappeler sa dualité. « Je suis double parce que je suis métis », disait-il pour rappeler ses origines : père réunionnais et consul de France en Thaïlande, mère vietnamienne. Double aussi peut-être en raison d’un frère jumeau, Paul. Ou plutôt, un frère jumeau supposé. On ne sait pas vraiment. Et peu importe sans doute, si ce n’est que le flou des origines confère déjà une tournure romanesque aux prémisses de son existence.

Jacques Vergès a passé son enfance et son adolescence à La Réunion. En 1942, il n’a pas encore 18 ans lorsqu’il s’engage dans la résistance. Membre du Parti communiste, il passe ensuite quelques années à Prague à l’époque où la Tchécoslovaquie est l’une des dictatures les plus dures de l’URSS. A son retour, il prête serment et devient avocat en 1955. A la conférence du stage, un exercice destiné à récompenser les jeunes avocats, son éloquence fait mouche, il gagne le concours.

La disparition

C’est en Algérie que son personnage va prendre de l’ampleur. Il défend des membres du FLN et notamment une militante condamnée à mort qu’il parvient à faire gracier Djamila Bouhireb. Converti à l’islam, il épouse la jeune femme devenue l’égérie de la lutte pour l’indépendance et finit même par prendre la nationalité algérienne. Il va ensuite défendre des fedayins palestiniens qui viennent d’attaquer des avions d’une compagnie israélienne.

Et puis un beau jour de 1970, il disparaît, abandonnant femme et enfants. Il ne reparaîtra qu’en mars 1979 à Paris. Où était-il ? Qu’a-t-il fait ? Toujours heureux d’intriguer, il a jalousement gardé le mystère sur cette ellipse, expliquant seulement en guise d’indice qu’il se trouvait alors «très à l’est de la France »…

Comme les héros de roman en quête de grandeur, il aura parfois frayé avec l’ignominie. Et à l’image des héros de Dostoïevski, toujours il aura su brouiller les cartes pour se forger une image toute en contradictions. Gaulliste et stalinien, il a défendu avec la même hargne, Magdalena Kopp, l’ancienne compagne du terroriste d’extrême gauche Carlos, et Louise-Yvonne Casetta, la banquière occulte du RPR.

Anticolonialiste, défenseur du tiers-monde, il finira par plaider la cause à quelques incarnations de la Françafrique, apportant son soutien à Laurent Gbagbo, après sa défaite à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Il est finalement écarté de sa défense, non sans avoir empoché 100 000 euros avec son confrère Roland Dumas.

La stratégie de la rupture

Avocat du diable, dans les tribunaux, il laisse à ses clients la place de simples figurants condamnés à incarner une idéologie. Sa technique est toujours la même. Il parle de « stratégie de rupture ». Plutôt que de s’attacher au cas particulier de l’accusé, il combat en opposant des valeurs, fustigeant constamment la bonne conscience de l’Occident.

« Chaque dossier de justice est le sommaire d’un roman, d’une tragédie qui se déroule devant nous, déclarait-il dans un portrait du Nouvel EconomisteJe suis le spectateur et le coauteur de cette tragédie. L’accusé a besoin que l’on donne un sens à son malheur. La société aussi. La saveur de sang et de chair d’un procès déclenche une série d’orgasmes dont on ne peut plus se passer, une fois que l’on y a goûté. Je suis un serial-plaideur ».

En 1987, il se voit confier la défense de l’ex-chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie. A la barre, il n’hésite pas à minimiser les crimes nazis pour se livrer à une condamnation de la France et de la colonisation. Il entend montrer que l’Etat français, pendant la colonisation, s’est conduit de la même façon que l’occupant nazi.

Comprendre plus que juger. Voilà le moteur de celui qui disait ne s’être fixé aucune limite, la «passion de la dignité humaine », aussi ignoble soit l’homme. « Déclarer qu’un homme est un monstre, c’est refuser de le comprendre. Il faut tenter de comprendre les êtres pour ne pas reproduire leur chemin malheureux. Mes clients me posent un problème car ils symbolisent la part de nuit qu’il y a dans l’homme. Je tire une certaine satisfaction de leur décryptage ».

Toujours plus loin dans la provocation, ces dernières années, Jacques Vergès s’était porté volontaire pour défendre Saddam Hussein, Slobodan Milosevic ou encore Mouammar Kadhafi.

La dernière page de ce thriller sulfureux s’est donc tournée. Certains auront peut-être trouvé l’histoire un brin tirée par les cheveux. Mais personne ne pourra dire que l’intrigue manquait de sel.

R.I.P.

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Publié par le 15 août 2013 dans Actualité

 

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Retour de Cuba et du XV Habano Festival (3)

Dans les jardins de l'Hotel Nacional à quelques moments du départ pour les plantations. Brume et brouillard au programme

Dans les jardins de l’Hotel Nacional à quelques moments du départ pour les plantations. Brume et brouillard au programme.

Quoi de mieux après la frénésie de la foire commerciale que de déguerpir et prendre le large pour disons, »deux jours de terrain ». Une première journée qui nous purifiera les poumons et nous dégagera les esprits quelque peu en nous transportant dans la région de Pinar del Rio pour une visite de plantations et la deuxième qui nous titillera les narines et papilles en nous proposant la visite des fabriques H.Upmann et Partagas

Alors, dès sept heure trente ce matin là, le lobby du Nacional s’anime et s’aglutinent des gens aux vêtements de plus en plus semblables. On aurait dit qu’ils appartenaient au même groupe sans toutefois l’être complètement. Mais un article qu’ils avaient à peu près tous et toutes à la main ou sur la tête allait les trahir, le chapeau de paille fourni par Habanos S.A. à leur arrivée à la Forteresse Morro deux jours avant lors des événements d’ouverture du festival.

 

 

Le "Chapeau"

Le « Chapeau »

Il était difficile de dire si cet article était pour nous être d’une quelconque utilité car la veille, certains prophètes de malheur annonçaient de la pluie. Néanmoins, Frances, la gentille hôtesse qui nous était assignée à titre de guide nous en refila quand même chacun un à moi et ma conjointe qui m’accompagnait en cette journée. Celle-ci avait tout de même débutée sous les nuages et le brouillard, ce qui laissait présager que les mauvais oracles allaient peut-être avoir raison. Mais voilà, le bus arriva et hop, « Hola senor conductor, Pinar del Rio por favor! » et en un rien de temps nous quittions l’hotel et pour quelques instants, ces idées pluvieuses. Et nous voilà en direction de la somptueuse région de Pinar del Rio. Un périple routier de près de deux heures vers l’ouest de l’île qui, à mesure que nous roulions, nous offarit des paysages qui verdissait de plus en plus et où la plaine se vallonnait et se côtoyait elle aussi de plus en plus. Le bas plafond de nuages et de brouillard qui couvrait la cime des montagnes du « Parque Nacional La Guira » que nous longions finit par s’élever et le « jour » se leva enfin aurait-on pu dire. Après un peu plus d’une heure de route, nous faisions escale en bordure de celle-ci dans un établissement touristico-commerciale où sont présents sur à peu près tous les T-shirts, tous les « Che » de ce monde. Mais si l’on s’aventurait à quelques mètres derrière le bâtiment, on découvrait une première plantation de tabac située à peine quelques dizaines de mètres de là. Je m’y déplaçai, ainsi que quelques autres passagers afin d’aller explorer un peu et prendre quelques photos.

À quelques dizaines de mètres de la première plantation visitée

À quelques dizaines de mètres de la première plantation visitée

Le gentil Veguero en plein travail.

Le gentil Veguero en plein travail.

Une dizaine de minutes plus tard, de retour dans le bus après avoir souhaité un « Buenos Dias » très « touristique » au gentil veguero exploitant qui nous avait offert son hospitalité et sa « producion » qui semblait tout de même honnête en terme de qualité.Une heure plus tard et après avoit traversé Pinar del Rio, charmante petite ville soit dit en passant, nous arrivions à San Juan y Martinez où nous attendait Yosvani Concepcion Alonso, exploitant de la ferme nommée en son nom par l’état et qu’il exploite.

Yosvani Concepcion Alonso

Yosvani Concepcion Alonso, veguero. Photo: Habanos S.A.

Avec noblesse et humilité, il nous fit visiter son champs et sa « Casa de tabaco »(entrepot de séchage) et nous expliqua que le tabac qu’il cultivait en était un réservé à l’élaboration de tripes et de sous-capes. Quel plaisir enfin de voir pour vrai ces feuilles toutes vertes et gorgées de soleil, que de se promener entre les rangées de plants, les humer, les regarder de près et les caresser. Et puis, une fois dans la « Casa de tabaco », d’admirer le travail des ouvrières qui comme des couturières enfilent les racines des feuilles afin de les attacher en paires avant de les susppendre à des« Cujes » ou perches de séchage qui seront ensuite suspendues elles-mêmes haut dans la maison. Du travail d’artisan qui se fait en silence ai-je pu noter. Des plus intéressant. L’accueil fut des plus chaleureux, les noix de coco étaient excellentes et l’heure passée des plus agréable. Nous quittâmes la plantation avec Yosvani à bord qui nous accompagna jusqu’à la fabrique locale où il avait fort probablement à faire. Très petite, pitoresque mais aussi très rustique, l’édifice habritait une « Galera » qui ne comptait environ qu’une trentaine de « Torcedors » et « Torcedoras » et qui se situait à l’étage. Ce dernier hébergeait aussi les habituelles salle de vieillissement et de fermentation.

Salle de séchage et enfilement des feuilles pour être attachées en paires aus perches "Cujes"

Salle de séchage chez Yosvani.  Enfilement des feuilles pour être attachées en paires aux « Cujes »(perches) en vue du séchage

Particularité, la salle de tri elle, était situé dans un autre édifice situé de l’autre coté de la rue. On peut présumer un manque d’espace pour expliquer cette situation. Effrectivement, la petitesse des lieux faisait en sorte que ça jouait amicalement du coude dans les passages entre les salles. Étonamment, cette journée on y roulait des Montecristo et ce, sans contôle apparent de la qualité. Je n’ai rien vu à cet effet. Peut-être était-ce à cause de l’exiguïté des lieux et le nombre de visiteurs sur place et que je n’aie pas vu les équipements. Où étaient-ils dans  une autre pièce? Je n’ai pu pousser l’enquête plus loin car le temps ne me le permettait plus, on nous avait déjà signalé la fin de la visite. Comme quatre autobus bondés étaient arrivés en même temps à cette toute petite fabrique située au milieu de nulle part, on aurait pu souhaiter une meilleure planification des déplacements des festivaliers de la part des autorités du festival mais compte tenu de la suite des étapes de la journée, ils n’avaient guère de choix, je crois. Malheureusement pour moi, c’est en arrivant à cet endroit que la batterie de mon apareil photo s’épuisa, ce qui explique l’absence de photos à partir de ce moment et pour le reste de cette journée. Nous reprirent ensuite le bus et « el conductor » nous conduisit pour le repas à un établissement hôtelier de Pinar del Rio muni d’une immense salle à manger extérieure et couverte. Endroit très certainement couru par les cubains pour leurs réceptions de mariages! À l’entrée, tous et toutes recevaient de la part de Habanos S.A., un Hoyo de Monterry Épicure No 2 et quelques billets donnant droit à des boissons alcoolisées. Musique, ambiance, chasse aux trésors animée et nourriture cubaine furent le lot des activités proposées lors de cette halte-repas. Puis, ce fut le retour à la casa Nacionale ou une dernière surprise nous attendait en cette fin de journée qui fut somme toute très agréable. En effet, était exposé de façon grandiloquente, officielle et avec escorte pour deux heures dans le hall d’entrée de l’hotel, un humidor réplique de l’Hotel Nacional commandé par la maison « Cohiba ». Humidor destiné à l’encan du festival et fabriqué à la main par un artiste cubain répondant au nom de « Gomez ». Wow! Toute une pièce, avec ses tiroirs remplis de Behike 56 occupant un étage chacun et par aile, fallait voir le chef d’oeuvre. Immense et élaboré avec moultes détails reliés à l’architecture de l’hotel. Magnifique! Le voici en photo.

Humidor Cohiba réplique de l'Hotel Nacional exposé à cet endroit

Humidor Cohiba réplique de l’Hotel Nacional exposé à cet endroit

Humidor Cohiba

Humidor Cohiba

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvons, un peu les mêmes que la veille s’aglutinant une seconde fois en deux jours afin de prendre le bus qui nous transportera cette fois ves les fabriques H.Upmann et Partagas. Mentionnons d’abord que les deux fabriques sont aménagées dans des locaux temporaires pour cause de rénovations de leur bâtiment originel et se situent tout près l’une de l’autre dans le quartier Centro Habana près de la « Plaza de la Révolucion ».  Première visitée, la fabrique H.Upmann occupe une ex-fabrique Romeo y Julieta, tandis que la fabrique Partagas occupe des locaux ayant servi à d’autres usages. Aucune date de réouverture possible n’est encore avancée à cet effet pour les deux usines soit dit en passant. C’est donc dans une atmosphère quelque peu diluée que s’est effectuée cette deuxième visite. Dans ces locaux temporaires, pas de lecteur ou lectrice pour animer la « Galera » sinon un ghetto blaster qui innondait l’endroit de décibels « temporaires ». De plus, à cause d’une certaine exéguïté des lieux, les « Torcedors » et « Torcedoras » se retrouvent à devoir travailler dans plusieurs salles séparées ce qui nuit aussi à l’atmosphère de travail. Il nous a aussi été interdit par « mesure de sécurité » d’entrer dans ces salles, on nous a indiqué que la compagnie avait déjà été  victime d’espionnage industriel et qu’elle prenait ces mesures en ce sens. Il a donc fallu observer les « Torcedores » et « Torceroras » à travers les fenêtre de la cour intérieure du batiment. Nous avons tout de même eu accèes aux salles d’emballage, de vieillissement et de frementation. Une visite qui aura été somme toute de plus courte durée et certainement moins attrayante que l’eût été la fabrique mythique de la Calle Industria No 520 en rénovation majeures.

Visite de la Fabrique H. Upmann

Visite de la Fabrique H. Upmann

De son coté, la fabrique temporaire de H.Upmann parce qu’installée dans des locaux ayant déjà servis de fabrique était déjà plus accueillante. Tout d’abord une entrée digne de ce nom avec ce panneau nous rappelant les cent cinquante années d’existence de la marque. Un étage plus haut était aménagée cette immense « Galera » avec sa lectrice, telle une institutrice sur son promontoire surplombant ses dizaines de « Torcedores » et « Torcedoras » qui, comme de jeunes élèves tous et toutes placés en rangée bien alignées comme à la petite école, semblaient l’écouter religieusement. Il faut dire qu’avec toutes ses autres salles de triage, de fermentation, de vieillissement, d’entreposage, d’étiquettage, toutes réparties sur quatre ou cinq étages, c’est à un édifice d’environ 100,000pc. ou si vous préférez 30,500 m2 à l’intérieur lequel on a le plaisir de se déplacer.

 

 

 

"La Lectrice"

« La Lectrice »

L’atmosphère de travail y semblait beaucoup plus détendue que celle de la fabrique Partagas et l’on comprend facilement pourquoi. La circulation dans les différents couloirs et salles était facile. C’est d’ailleurs entre deux de ces étages que j’ai reconnu et salué James Sucklings, grand critique américain de vins et de cigares, éditeur en chef du prestigieux magazine Wine Inspector et éditeur pour la partie europe d’un autre prestigieux magazine et bien connu des amateures de havanes, Cigar Aficionado. Il faut aussi être sur place pour constater à quel point il faut des années de paratique à ces travailleurs et travailleuses pour maîtriser les techniques et développer la dextérité nécessaire à rouler vite et bien.

 

 

 

 

La "Galera" de la fabrique H.Upmann

La « Galera » de la fabrique H.Upmann

Car pour avoir observé les instruments de contrôle, notamment l’appareil à tirage, très peu de cigares échouaient le test. C’est en fin de périple, lors de la visite des espaces réservés à l’emballage et où sont apposés les timbres qui identifient finalement les modules roulés précédemment aux étages inférieurs, que l’on se rend compte qu’en cette journée on y roulait des H.Upmann Robusto esclusivo por los Casa del Habano, et des Cohiba Siglo IV Linea 1492, rien de moins.

 

 

 

 

 

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano

H.Upmann Robusto. Esclusivo Casa del Habano

Voilà qui complète ces deux « jours de terrain » bien remplis et qui concluera par la même occasion ce compte-rendu de voyage effectué à la Havane à Cuba dans le cadre du quinzième Festival Habano. En souhaitant que j’aurai pu vous transmettre ce serait-ce qu’une fraction de l’émotion qui m’a habitée tout au long de ces six jours palpitants et oh combien instructifs. Il est certain que j’y reviendrai.

 

 

 

 

 

 

Bonne dégustation!

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