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Combustion inégale

Combustion inégale

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Quel déplaisir que de se retrouver devant un cigare qui brûle mal, de façon inégale ou en biseau. Plusieurs raisons expliquent ce fait et des solutions existent afin de remédier à cette situation. D’abord, pourquoi brûlent-ils mal? Pour ma part, j’y décèle plusieurs raisons (si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à entrer en contact avec nous et nous les transmettre): Un humidor trop humide, une rotation du produit contenu dans l’humidor mal faite ou pas faite du tout, un cigare dont on a pas remarqué une grosse veine sur une partie de celui-ci à l’achat, un cigare mal roulé, une cape plus épaisse à certains endroits qu’à d’autres ou épaisse partout et toute combinaison de ces facteurs risquent de  »brûler » votre plaisir et non votre cigare et de là, gâcher, en tout ou en partie, votre dégustation. Car on le sait, la cape contribue beaucoup à la saveur d’un cigare. Si elle brûle mal, que l’on est obligé de la couper ou de la brûler à la flamme, c’est une perte de la saveur qui s’affiche en bout de ligne. Mais avant d’en arriver là, voici un petit truc pour ramener votre module à une combustion égale. D’abord, un cigare ne se fume pas aussi automatiquement qu’une cigarette, on doit observer son comportement tout au long de sa combustion, repérer ses moments plus difficiles et s’il en est, l’aider à les surmonter. C’est ainsi que lorsque l’on s’aperçoit qu’une diagonale commence à se tracer ou qu’une partie du brasier se met à mal se consumer, je propose de tenir le cigare ou le déposer de une à deux minutes en plaçant la face qui brûle difficilement vers le bas, vers le sol. Souvent ce sera suffisant afin que celui-ci reprenne son égalité. Tirer fortement et souvent sur son cigare afin de corriger la situation est possible mais cette opération « carbonisera » votre module et lui donnera plus rapidement et en volume l’âcreté non-désirée du dernier tiers. Et ce, même dans le cas de cigares de grande qualité et payé à gros prix. Autre conseil, au cas ou le précédent s’avérerait insuffisant, je propose de brûler la partie résistante à la combustion en approchant doucement une flamme (allumettes de bois ou butane) vers cette partie de votre cigare que vous tiendrez à 45 degrés le pied vers le haut et toujours la face qui brûle mal contre terre, vous brûlerez lentement la partie résistante en vous rendant jusqu’au point de rattrapage i.e. à l’égalité de la ligne de combustion. Il ne faut pas tirer sur le cigare à ce moment, vous risquez d’allumer la cape ou il ne faut pas et carrément  »mettre le feu » à votre vitole. « L’incendie » risque aussi de devenir incontrôlable si vous tentez de rectifier sa ligne de combustion en tenant la partie résistante à la combustion vers le haut et de cette façon, embraser votre module.

Bad burning cigar

En ce qui a trait aux problèmes de taux d’humidité trop élevés dans les humidors et qui participent aussi à cet inconvénient, voir l’article « Conservation et Humidors » à ce sujet.

À noter que le prix payé pour un cigare n’a rien à voir avec le fait qu’il brûle mal ou pas. C’est plutôt dans la construction des cigares faits à la main que se logent le plus souvent ces problèmes. Problèmes qui, même s’ils ne sont pas récurrents et si fréquents, existent tout de même. Il est par contre excessivement rare de rencontrer ce type de situation avec des cigares roulés à la machine parce que ceux-ci sont roulés avec un tabac plus fin et donc, par conséquent, mieux répartis dans la poupée et avec des feuilles de cape reconstituées. N’en reste pas moins que pour moi, ma préférence va pour un « Heche a mano », de loin supérieur en goût et en authenticité et que, même si ce risque existe, cela n’affectera pas mon choix.

 

 

 

 

Bonne dégustation!

CERTIFIED MEDALLION - jpeg

 

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Fabrication

Fabrication

Fabrication.

Je passerai rapidement sur l’étape des semis en mentionnant seulement qu’une graine de tabac est approximativement la grosseur d’un grain de sable et qu’après des dizaines d’années de recherche, de croisements etc, on obtient aujourd’hui des plants au rendement de loin supérieur, plus résistants aux insectes et pesticides. Après maturation du plant, et dans le cas des principales variétés de tabac à l’exception des  »Connecticut Broadleaf  » dont le plant est sèchement coupé à sa base, la cueillette des feuilles se fait par paire allant de bas en haut et pourront prendre jusqu’à trente jours à être récoltées. S’en suit un long processus séchage, de vieillissement et de fermentation qui peut prendre jusqu’à cinq ans, voire plus. Entre la première étape de séchage à l’air et la suite du processus, une évaluation de la qualité des feuilles est faite et la nervure centrale de la feuille est retirée.

Un cigare « Premium » est toujours roulé ou construit en cinq étapes. Le processus doit être entièrement exécuté à la main selon la recette (Liga) établie par le maître assembleur (Ligador) et répondant aux critères (saveur, couleur, arôme, puissance etc) désirés par le manufacturier. D’abord les Volado, Capote et Seco les feuilles de la base et du centre du plant seront utilisées pour constituer le corps du cigare ou la tripe (tripa). Ces feuilles seront assemblées puis, pliées ou roulées selon différentes techniques. Principale qualité recherchée: la combustion.

Assemblage et roulage de la tripe

 

 

 

 

 

Suivra un premier enrobage; les Seco, ces feuilles du centre du plan épaisses et résistantes, de puissance moyenne serviront aussi à la production de la sous-cape(capote) qui emballera la tripe afin de lui garder sa forme. Elles donneront au cigare goût et arôme. Une fois enrobée de la Seco, le cylindre prendra l’appellation de poupée.Elle sera alors placée dans un moule et sera pressée, puis retournée aux quinze minutes pour environ une heure.

Presse à cigares

Presse à cigares

 

 

 

 

 

 

Le « Torcedore/ Torcedora » l’en retirera pour ensuite l’enrober d’une dernière feuille, la Ligero, aussi appelée Corona selon la variété de tabac utilisée et qui provient du haut du plant. Très fine et légère et appelée la cape (capa) à partir du moment ou elle arrive sur la table du « Torcedore/ Torcedora », cette dernière habillera finalement le cigare et lui conférera son aspect visuel et sa puissance.

Pose de la Cape

 

 

 

 

 

S’en suit la dernière étape du processus de roulage ou le « Torcedore/ Torcedora » fermera et habillera la tête du cigare avec une ou des parties de la même feuille de cape et le coupera à son pied avec sa « guillotina » à la longueur déterminée.

Finition de la tête d’un cigare

 

 

 

 

 

Un cigare, dépendant de sa recette (liga) peut contenir jusqu’à six ou sept tabacs différents qui pourront provenir d’autant de pays d’origine. Trois, quatre ou cinq pour la tripe, une pour la sous-cape et une dernière pour la cape. Une colle végétale naturelle inodore et incolore est employée pour coller la sous-cape, la cape et la tête du cigare.Suivront ensuite les différentes étapes de contrôle de qualité comme la tire, le diamètre, la forme etc. Une dernière étape de séchage/vieillissement/mûrissement que l’on pourrait qualifier de « Période de repos » et pouvant s’échelonner sur plusieurs années sera ensuite de mise afin d’achever le développement et le raffinement des arômes et saveurs entre elles de la « LIga » désirée avant l’acheminement vers les boutiques, la pose de la bague et l’emballage.

Période de repos.Vieillissement final

 

 

 

 

 

À Cuba seulement, il existe plus de trois cent cinquante modèles et formats de cigares équivalant à une production annuelle de cinquante millions d’unités roulés par année. La production annuelle mondiale atteint aujourd’hui cinq cent millions de cigares. Ces cigares que l’on appelle ‘’Premiums’’ sont tous roulés à la main (Heche a mano) dans des usines pour la plupart installées dans les pays de culture, par les  »Torcedore/ Torcedora » ces hommes et femmes spécialement entrainé(e)s à rouler les cigares. Pour rouler certains formats de cigares, un  »Torcedore/ Torcedora » mettra des années de pratique avant que sa production puisse être autorisée à la vente. ‘’Puro’’, un mot  extrêmement  populaire dans le langage cigarier, désigne un cigare ne contenant que du tabac provenant que d’un seul pays et roulé à cet endroit. Il existe aussi des cigares roulés à la machine, mais ceux-ci sont généralement moins bien considérés dû fait qu’ils sont roulés à partir de feuilles ou de mélanges de feuilles de moins bonne qualité. Toutefois, certains sont roulés à partir de restes de feuilles de première qualité ayant servies au roulage de cigares  »Premiums ». Ces cigares seront donc de qualité appréciable.

 

 

 

 

 

 

Bonne dégustation.

CERTIFIED MEDALLION - jpeg

 
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Publié par le 26 août 2012 dans Fabrication

 

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