RSS

Archives de mot-clé : grands crus

Faire vieillir vos cigares.

Humidor Cohiba, réplique de l'Hotel Nacional à La Havane, Cuba.

Humidor Cohiba, réplique de l’Hotel Nacional à La Havane, Cuba.

Comme les vins, tous les cigares ne sont vieilliront pas tous bien et ne sont pas tous destinés à devenir de ‘’Grands Crus’’. Certains en deviendront et auront au fil des ans affinés leurs parfums et auront gagné en noblesse, sagesse et en rondeur alors qu’ils se seront débarrassé de leurs défauts de jeunesse c’est à dire leur acidité et leur âcreté pour devenir doux et soyeux en bouche. Par contre, et même s’ils ne deviennent pas tous de ‘’Grands Crus’’, l’idée de les faire vieillir quelques mois avant de les allumer est toujours de mise et vous serez, dans la grande majorité des cas, toujours récompensé pour votre patience. Au pire, vous en serez au même état qu’à l’achat. Il est préférable de passer chez son tabagiste avec cette idée en tête même si tous les cigares vendus en boutique peuvent, à priori, être consommés sur le champ.

Une fois un certain inventaire cumulé et un roulement de consommation établi, pourquoi ne pas placer quelques boîtes de côté et les oublier? Lesquelles? Règle générale, plus un cigare sera de qualité et plus son potentiel de vieillissement sera au rendez-vous. N’hésitez pas à placer des aide-mémoire (dates d’achat à défaut de dates de fabrication sur les emballages) sur vos boîtes, fagots et compartiments. De cette façon, vous pourrez mieux gérer le vieillissement de vos inventaires. Toujours comme le bon vin, et comme celui-ci l’exige de temps à autres, il faut y goûter. Y goûter afin de savoir si une boîte a atteint son maximum de maturation ou si elle peut vieillir encore un peu. Mais comment savoir? Très subjectif! Il en reviendra à vous et seulement vous d’en décider car c’est à vous qu’appartient ce palais qui sera caressé par ces voluptueuses volutes. Et encore une fois, ce sera votre expérience qui entrera en ligne de compte lorsque viendra le moment de déterminer si un cigare est arrivé à pleine maturité ou non. Dans plusieurs cas, la règle demeure simple, l’onctuosité sera proportionnelle au nombre d’années d’entreposage. Mais dans d’autres on sentira les saveurs se stabiliser. Dans ce cas, n’attendez plus et fumez-les! C’est à ce moment que vous en retirerez le maximum. Après, les risques de voir leurs arômes et saveurs diminuer augmentera et il ne servira plus à rien de les laisser en cave. Prendre des notes lors de vos dégustations vous permettra de bien suivre, en comparant les séances, l’évolution du niveau de maturité du contenu de vos boîtes.

À l’achat d’une boîte de préférence de vingt unités ou plus si vous la destinez au vieillissement, ouvrez- la, inspectez-la, humez-la et fumez en un. Prenez quelques notes et entreposez-la. Répéter l’expérience aux six mois les trois premières années afin de bien les connaître et apprécier leur évolution. Après trois ans, le murissement  »accéléré » se sera estompé et vous pourrez laisser filer vos vitoles en les inspectant et en en fumant un ou deux chaque années ou jusqu’à ce que vous décidiez que le moment tant attendu est arrivé. De cette façon, un cigare conservé dans les meilleures conditions pourra vieillir durant cinq, dix et même vingt ans. Après trois ans de vieillissement d’un cigare de bonne qualité l’on peut d’ores et déjà constater des différences très appréciables au niveau des saveurs et des arômes. Ils se seront de beaucoup adoucis. Y a-t-il un maximum au vieillissement possible? Personne ne le sait encore vraiment mais certains présument qu’après vingt-cinq ou trente ans, un cigare se sera finalement et définitivement stabilisé. Certains autres se sont extasiés devant des cigares vieux de cinquante ans. Qui sait?

Bonne Dégustation!

CERTIFIED MEDALLION - jpeg

 

Mots-clés : , , , , ,